« A marche forcée vers 2023 : ce président béquillard entre en campagne », le titre à la une du journal « La Cigale enchantée » « pique » le gouvernement. Le gouvernement promet de sanctionner par son porte-parole, Alain-Claude Bilie-By-Nze, qui l’a annoncé lors d’un point de presse organisé ce jeudi 28 avril 2022. Il a rappelé que « l’exercice des libertés garanti par la Constitution doit s’accompagner du respect des lois et règlements en vigueur par les acteurs du débat public ».
En effet, le titre de la Cigale enchantée a poussé le gouvernement à sortir de ses gongs et mettre en garde notre confrère.
Selon le gouvernement, il y aurait une sorte d’attitude de hors-la-loi dans l’approche du journal. « Des acteurs tentés par le désir de s’affranchir du respect de la loi », a déclaré le porte-parole du gouvernement Ossouka Raponda.
La Cigale enchantée touche « où il ne faut pas »
L’hebdomadaire voit dans l’attitude du chef de l’État une obstination à s’accrocher au pouvoir malgré son état de santé très alarmant.
Ainsi, il dit : « (…) c’est un Ali Bongo Ondimba, toujours diminué physiquement, qui s’est lancé dans une sorte de pré-campagne à Makokou. Celui qui va à la quête d’un troisième mandat a eu toutes les peines du monde à marcher sur quelques mètres à l’aéroport ».
Pour être très conséquent dans son analyse, il voit qu’ « il n’a pas pitié de lui-même» avant d’ajouter :« Ali Bongo Ondimba jette ses dernières forces dans la course pour se maintenir au pouvoir ».
Dans la même veine de l’obstination décrite, le journal rappelle « il y a toujours une vie après le palais du bord de mer».
La dépénalisation ne peut être assimilé à un laisser aller.
Pour le membre du gouvernement, il y a une attaque de personnes et non du journalisme pratiqué. Ainsi, il indique que « nombre d’acteurs du débat démocratique, parmi lesquels certains journalistes, semblent avoir fait de l’atteinte à la vie privée et à la dignité de la personne humaine leurs fonds de commerce, allant jusqu’à étaler à la une des journaux des injures, des calomnies, des appels à la haine et à la violence, au mépris des dispositions légales en vigueur».
Des sanctions en vue
Le gouvernement qui s’est offusqué de tels comportements de la part de la Cigale enchantée a promis des sanctions.
Le gouvernement a saisi la Haute autorité de la communication (Hac) pour les suites à donner, tout en se réservant le droit d’engager toutes autres actions légales, afin de « faire cesser de telles dérives et que force reste à la loi, pour une démocratie digne et apaisée ».

























