Le mercredi 18 septembre 2024, la ministre de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq, a présidé une séance de travail au sein de son cabinet à Batterie IV. Cette rencontre du ministre de l’Education nationale, organisée avec les principaux responsables du ministère, dont le Secrétaire général et l’Inspecteur général des services, avait pour objectif de faire le point sur les recrutements, les stages, les formations en cours, les bénévoles et les nouveaux manuels, une priorité pour renforcer l’efficacité du système éducatif gabonais.
Valorisation de la fonction enseignante et formation des bénévoles
La ministre a souligné l’importance de la formation continue des enseignants, notamment des professeurs de sciences, tout en abordant le cas des nombreux bénévoles présents, surtout dans les écoles primaires rurales. « Nous avons également la question des bénévoles, nombreux à l’intérieur du pays, surtout dans les écoles primaires. » Le programme de formation à l’éducation nationale destiné à ces bénévoles, pour leurs recrutements, initialement prévu durant les vacances scolaires, a rencontré des obstacles administratifs. Des contradictions entre les listes soumises au ministère ont ralenti le processus. La ministre a donc mis l’accent sur la nécessité de procéder à des vérifications plus rigoureuses. « Nous avons constaté des contradictions fortes. Pendant la période des vacances, il est difficile de vérifier cela. C’est pour cette raison que nous avons attendu la rentrée administrative pour procéder à des visites inopinées dans les établissements. »
Le programme de formation des bénévoles, notamment en lien avec l’introduction des nouveaux manuels scolaires, sera bouclé dans les jours à venir. Des équipes seront envoyées sur le terrain pour assurer la formation des enseignants, une mesure qui s’inscrit dans une volonté de modernisation et d’harmonisation du contenu pédagogique.
Retard dans les affectations et mutations
Un autre sujet abordé concerne les affectations et mutations des enseignants, un processus marqué par des retards. Cela s’explique par l’organisation d’un concours interne, dont les résultats sont encore en attente. La ministre a expliqué : « Nous devons attendre les résultats pour affiner la Commission des mutations et affectations. Nous espérons stabiliser la situation à la fin de la semaine. »

Ce processus permettra de combler les postes vacants, en particulier dans les zones rurales, où la pénurie de personnel enseignant est plus ressentie.
Introduction de la formation par alternance et digitalisation de l’enseignement
Dans un souci d’amélioration de la qualité de la formation des enseignants, la ministre a annoncé l’implémentation de la formation par alternance, qui durera deux ans. Ce système inclura à la fois une formation en classe et un enseignement à distance. « Grâce à l’initiative du président de la transition, nous bénéficierons de 500 tableaux numériques interactifs qui permettront de développer la formation à distance », a-t-elle précisé. Cette initiative marque une véritable révolution dans le système éducatif gabonais, en facilitant l’accès à la formation depuis n’importe quelle localité du pays.
En somme, cette séance de travail témoigne de l’engagement du ministère à améliorer la gestion des ressources humaines dans le secteur de l’éducation, tout en apportant des solutions innovantes pour l’avenir des enseignants et des élèves gabonais.


























