Lors de son discours au Complexe scolaire d’Alibandeng, à l’occasion du lancement de la 17e commission ministérielle des écoles privées laïques, la ministre de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclerc, a présenté aux partenaires de l’éducation au Gabon, notamment les promoteurs des établissements, les cinq nouvelles exigences de l’école gabonaise. Sous le thème « Une école privée laïque normée pour une éducation de qualité et équitable », cette commission vise à instaurer un cadre rigoureux pour garantir l’éducation de qualité.
La ministre a souligné l’importance d’un système éducatif de qualité, affirmant que : « Chers promoteurs, comme le Gabon, notre pays, l’école gabonaise est une et indivisible. Aussi, pour avoir un système éducatif de qualité, inclusif et compétitif, jouissant d’une notoriété, s’exprimant positivement au-delà de nos frontières, le respect de la réglementation en vigueur ne saurait être vue par chacun comme une option mais devrait être perçue par tous comme une obligation. » Mme Ntoutoume Leclerc a insisté sur l’obligation de respecter les normes en vigueur, et a indiqué que le contrôle permanent de leur application ainsi que l’évaluation rigoureuse des structures et équipements des établissements scolaires constitueront désormais des axes prioritaires pour s’assurer que ceux-ci répondent aux exigences d’une éducation moderne.
Ces assises de la 17e commission ministérielle ont pour objectif de rétablir l’ordre dans le secteur éducatif gabonais, abordant plusieurs problématiques cruciales.
« Chers commissaires, la présente commission doit pouvoir régler plusieurs questions :

Premièrement, le problème du non-respect du calendrier scolaire. Il est impératif que la nouvelle gestion des établissements privés intègre le calendrier scolaire élaboré par le gouvernement de la République. Deuxièmement, la question du non-paiement des salaires pendant la période des vacances et de leur sécurité sociale. Il est nécessaire que les responsables des établissements privés réfléchissent rapidement pour assurer le paiement des 12 mois de salaire de leur personnel ainsi que leur immatriculation auprès des organismes de protection sociale tels que la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS). Troisièmement, la problématique du recrutement. Il est impératif que le recrutement des enseignants dans les établissements privés soit conforme à la réglementation en vigueur. Quatrièmement, la formation continue. Il est essentiel que les promoteurs se rapprochent de l’Institut pédagogique national pour bénéficier des avantages relatifs à l’ouvrage « Super Efficace » pour le primaire. Cinquièmement, la problématique des frais de scolarité afin de réduire les écarts excessifs constatés entre établissements privés. Il a été constaté que certains établissements, bien qu’ils bénéficient de l’appui de l’État notamment par les affectations des enseignants, affichent des frais de scolarité très élevés, freinant ainsi l’accès à l’éducation pour de nombreux élèves de familles défavorisées. Sur l’ensemble de ces points, j’attends de vous des recommandations fortes et pertinentes, » a instruit la ministre aux commissaires.

Dans la foulée, le bureau des assises a été installée par la ministre Camélia Ntoutoume Leclerc, la présidente de la 17ème commission ministérielle des écoles privées laïques.
Les travaux de cette commission, tenus à Alibandeng, s’achèvent ce mardi 3 septembre.


























