Le lundi 2 septembre 2024, lors de la 17ème Commission ministérielle de l’enseignement privé, tenue au complexe Alibadeng, la ministre de l’Éducation nationale, Camelia Ntoutoume Leclerc, a adressé un message crucial aux promoteurs et responsables des écoles privées laïques. Dans son discours, elle a souligné l’importance de garantir aux enseignants de ces établissements un salaire continu sur les 12 mois de l’année, ainsi qu’une couverture sociale effective à travers leur immatriculation à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et à la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS).
Jusqu’à présent, de nombreux enseignants travaillant dans des écoles privées laïques se retrouvaient sans salaire pendant les grandes vacances, ce qui les plaçait dans une situation financière précaire, les obligeant à chercher des emplois temporaires pour subvenir aux besoins de leurs familles. Cette absence de sécurité financière contrastait fortement avec la situation de leurs collègues du secteur public, bénéficiant d’un revenu stable tout au long de l’année et d’une couverture sociale adéquate.
Consciente de cette inégalité, la ministre Camelia Ntoutoume Leclerc a insisté sur l’importance de mettre fin à cette situation. Elle a déclaré : « La question du non-paiement des salaires pendant la période des vacances et de leur sécurité sociale. Il est nécessaire que les responsables des établissements privés réfléchissent rapidement pour assurer le paiement des 12 mois de salaire de leur personnel ainsi que leur immatriculation auprès des organismes de protection sociale tels que la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS) ». Cette directive ministérielle ne vise pas seulement à améliorer les conditions de travail des enseignants, mais également à rehausser le niveau global de l’éducation dans les établissements privés. En effet, un enseignant bien rémunéré et protégé socialement est plus susceptible d’offrir une prestation de qualité, ce qui profite directement aux élèves.
Cette nouvelle mesure marque une étape importante dans la reconnaissance du rôle essentiel des enseignants du secteur privé et dans l’amélioration de leurs conditions de vie. En s’assurant que ces professionnels perçoivent un salaire tout au long de l’année, le ministère de l’Éducation nationale souhaite non seulement sortir un grand nombre d’entre eux de la précarité, mais aussi garantir une stabilité qui se reflétera positivement sur la qualité de l’enseignement dispensé.
Pour les enseignants concernés, cette annonce représente une avancée majeure vers une reconnaissance méritée de leur engagement et de leur dévouement. Elle permettra aux enseignants de se concentrer pleinement sur leur mission éducative, sans les distractions causées par l’insécurité financière causée par l’absence de salaire pendant 12 mois.


























