Les délibérations en plénière des commissions du Dialogue national inclusif (DNI 2024), ce samedi 27 avril 2024, ont captivé l’attention des citoyens gabonais avec l’annonce fracassante de la suspension des partis politiques existants, assortie d’une sanction de trois ans pour le Parti démocratique gabonais (PDG) et ses alliés, conformément aux recommandations émises par les éminents membres de la Commission Politique.
Ce verdict cinglant rendu lors de la grande plénière du DNI 2024 a jeté une ombre sombre sur la classe politique, marquée par la décision de suspendre leurs formations politiques respectives, avec une réprimande particulièrement sévère infligée au PDG. Jadis pilier du pouvoir, fondé par feu Omar Bongo Ondimba et maintenu par son fils Ali Bongo Ondimba, le PDG se voit désormais relégué au statut de paria aux yeux des Gabonais.
Cette chute vertigineuse entraîne dans son sillage l’exclusion de tous les alliés du PDG, membres de l’ancienne majorité présidentielle, condamnés à une mise à l’écart pour une période de trois ans, selon les directives claires émises par les commissaires en charge de la Commission Politique.
« Au titre des institutions et regimes politiques, voici les conclusions […] Les commissaires proposent de: constituer la future Constitution d’un régime présidentiel; durcir les conditions de création des partis politiques; suspendre tous les partis politiques jusqu’à la mise en place de nouvelles règles de création des partis politiques; suspendre le Parti démocratique gabonais (PDG) et les partis politiques alliés à ce parti; et également rendre inéligibles ses principaux responsables pendant trois ans; et enfin dans cette thématique fixer dans la charte de la Transition la durée de la transition à deux ans maximum, sauf cas d’exception n’excédant pas un an », a déclaré le Pr Noël Bertrand Boundzanga, président de la Commission politique.
Cependant, cette décision des commissaires ne fait pas l’unanimité.
« Le Gabon ne vit pas en vase clos. Le Gabon vit dans un environnement international et il n’est pas de bon aloi, comme l’exige la législation internationale de suspendre les partis politiques. Dans d’autres pays, ca a été fait et nous savons les difficultés que cela a eu. Par ailleurs, dans un pays que je ne citerai pas, les partis politique ont été suspendus, la communauté internationale, notamment l’ONU a exigé que soit abrogée cette décision qui suspendait les partis politiques« , a déclaré Joël Ngoueneni Ndzengouma, député de la Transition.
Cette décision de suspension des partis politiques, notamment du PDG, est accueillie favorablement par l’opinion publique. Nul doute qu’elle suscitera des réactions animées au sein des arènes politiques dans les jours à venir.


























