L’une des résolutions qui a suscité un vif débat lors de ce Dialogue national inclusif (DNI 2024) est l’annonce de la suspension du Parti Démocratique Gabonais (PDG). Pour de nombreux citoyens, il aurait été préférable d’opter pour la dissolution plutôt que la suspension de ce parti, qui, pendant plus d’un demi-siècle, a été à l’origine du déclin de nombreux secteurs de la vie de notre pays. Une simple suspension semble être insignifiante pour le peuple, bien que stratégique pour les Commissaires de la Commission politique.
« Il faut dire que notre dialogue national inclusif n’avait pas pour but de se transformer en un tribunal, mais c’est parce que la majorité des Gabonais à travers les contributions, demandaient la dissolution du PDG, c’est pourquoi vu la densité des contributions traitant de cette thématique, nous avons décidé non pas de la dissolution , mais de la suspension. Je peux vous dire et si ça peut vous convaincre, la dissolution du PDG signifierait qu’en terme juridique, le parti n’existe plus et il n’est plus comptable de quoi que ce soit. Or, nous avons besoin, quand nous allons mettre sur pied la commission que tous les Gabonais revendiquent, vérité et réconciliation, il faut bien que le PDG apparaisse, et réponde des actes causés en l’endroit du Gabon et des Gabonais. Or, cette dissolution est même demandée par les Pédegistes eux-mêmes, qui pensent qu’une fois le parti dissout, le passive est évacué et plus personne ne pourra répondre de ses actes, parce que le PDG n’existant plus. Et nous, en réfléchissant sur la question, nous avons décidé d’interdire la possibilité de candidature pendant 3ans à tous ceux qui ont occupé des hautes fonctions au PDG, le temps qu’ils se refassent une virginité politique », a déclaré le porte-parole du bureau du Dialogue national inclusif, Monseigneur Jean Bernard Asseko Mve au micro de Gabon Mail Infos.
Selon les affirmations du membre du bureau, la suspension plutôt que la dissolution du PDG serait une stratégie visant à maintenir le parti sous surveillance jusqu’à la mise en place de la commission de vérité et réconciliation, où chaque acteur politique ayant été impliqué dans les rouages de cette machine politique devra rendre des comptes devant le peuple.
Le PDG, fondé par Omar Bongo Ondimba en 1968, et sa famille sont largement perçus par les Gabonais comme les principaux responsables du sous-développement du Gabon.
Par Max Delys Robaky


























