Depuis le 2 avril dernier, l’art a été magnifiquement représenté lors du lancement du Dialogue national inclusif remarquable, où d’éminents artistes de peinture et des musiciens locaux ont brillamment illuminé la scène de leurs talents.
Des humoristes, des groupes socio-culturels, des hommes et des femmes de lettres parcourent les couloirs du dialogue pour apporter, à leur manière, leur contribution à cet Dialogue national inclusif.
C’est le cas du jeune Charles Eneneme, qui depuis deux semaines, tisse à travers sa toile le récit de cette rencontre exceptionnelle. Témoin de l’évolution progressive de cette peinture qui prend forme au stade d’Agondjé pour le Dialogue national inclusif, nous avons souhaité en apprendre davantage sur cette œuvre et son créateur. Diplômé de l’École nationale d’art et manufacture de Libreville (ENAM) en 2017, Charles Eneneme nous livre son inspiration et son ambition.
« Cette œuvre, cette toile d’une dimension de 2,50 m sur 80 cm, dans ma première pensée, vise à immortaliser ce moment, inspiré par Brice Clotaire Oligui Nguema, sur le Dialogue national. Ma véritable préoccupation était de savoir ce qu’un artiste peut apporter à ce dialogue national. J’ai été appelé par les organisateurs du dialogue national et j’ai eu cette inspiration d’immortaliser ce moment. Comme vous pouvez le constater, j’ai progressé au fur et à mesure. Cette fresque aborde les problèmes de société qui seront présentés à l’issue de cette rencontre », explique le plasticien Charles Eneneme.
Ce dernier, ayant déjà consacré deux semaines à peindre le dialogue sur sa toile, n’a aucune intention de vendre cette œuvre. Il souhaite qu’elle devienne un symbole de cette rencontre.
« Je n’ai pas l’intention de vendre cette toile, mais je souhaite qu’elle soit exposée et acquière le statut d’œuvre nationale. Elle doit être préservée avec soin. Si le président choisit cette œuvre, cela me comblera de joie. J’espère qu’il m’aidera à la partager au ministère de la Culture, voire à l’installer à la Présidence de la République, afin qu’elle soit contemplée en souvenir de cette rencontre par l’ensemble de la population. Ma philosophie, ma pensée est de transmettre l’essentiel à travers cela, les aspirations du peuple gabonais pour un nouveau Gabon. J’espère également que cette toile parlera au président et l’inspirera dans la poursuite de son action », déclare-t-il une fois de plus.
Révélé en 1995 lors de son parcours primaire, ce jeune artiste, passionné de dessin, a été encadré par le regretté peintre Minko Mi Nze, l’un des pionniers de cet art au Gabon.
« Je suis un jeune entrepreneur et je souhaite ouvrir mon propre atelier d’arts », nous confie-t-il à nouveau.
Après avoir représenté les couleurs de notre pays au Forum international des artistes peintres du monde en République populaire de Chine, notre jeune artiste aspire plus que jamais à ce que son art soit reconnu et que les arts plastiques soient soutenus comme il se doit.
Par Max Delys Robaky


























