La police qui a pour vocation la protection des personnes et des biens est accusée par 51 % des Gabonais comme corrompue, car ils avaient souvent recours aux pots-de-vin pour recevoir une assistance. C’est le résultat d’une enquête menée par Afrobarometer (réseau panafricain de recherche par sondage), en janvier 2021.
Le résultat du sondage d’Afrobarometer auprès des Gabonais est sévère à l’égard de certaines entités étatiques comme la police.
En effet, 96 % de Gabonais ont versé des pots-de-vin à la police pour obtenir son assistance. Il s’agit de 51 % de Gabonais qui « ont dû verser un pot-de-vin pour obtenir l’assistance de la police et 35 % l’ont fait pour éviter des problèmes avec les policiers », peut-on lire sur le rapport d’Afrobarometer.
Le regard des Gabonais vis-à-vis de la police demeure négatif, car ils la considèrent comme l’une des administrations publiques les plus corrompues, tout comme la présidence de la République et l’Assemblée nationale.
Ces pratiques de corruption causent un manque à gagner à l’Etat. La même source révèle que les pertes annuelles liées à la corruption sont estimées entre 400 et 500 milliards de FCFA.
« Le niveau avancé de la corruption nuit aux efforts de croissance du pays en ralentissant l’émergence d’une classe moyenne à travers la redistribution des profits générés par l’État », soutient Afrobarometer.
Ce fléau très destructif pour les finances publiques s’est vu doté des institutions pour l’eradiquer mais elles semblent inefficaces.
La corruption est en perpétuelle augmentation.
Pour rappel, Afrobarometer est un réseau panafricain de recherche par sondage qui produit des données sur les expériences et évaluations des Africains, relatives à la démocratie, à la gouvernance, et à la qualité de vie. Pour cette enquête, l’équipe d’Afrobarometer au Gabon, conduite par le Centre d’études et de recherches en géosciences politiques et prospectives (Cergep).
Ce sondage mené par Afrobarometer s’est basé sur un échantillon de 1 200 adultes gabonais en novembre et décembre 2021.
Dans tous les cas, c’est un mauvais message que le Gabon envoie aux potentiels investisseurs.


























