L’État gabonais est incapable de payer les frais de la modernisation de l’hélicoptère de sa police depuis 3 ans déjà pour un montant de 656 millions de FCFA alors qu’il vient d’être qualifié de pays le plus riche d’Afrique par la Banque mondiale.
Africa Intelligence nous a révélé dans sa livraison du 28 septembre 2021 qu’un hélicoptère de la police gabonaise est localisé dans les installations d’Heli Technique près de Meaux, dans le département de Seine-et-Marne en région Ile-de-France pour faute de paiement de facture par l’État du pays le plus riche du continent africain. Ce sont des frais relatifs aux réparations de l’appareil.
C’est donc le partenaire historique du Gabon, spécialiste de la maintenance et de la réparation des hélicoptères qui est mis en mal. Malgré les relances du partenaire pour un paiement de la facture, le Gabon est resté sans donner de nouvelles. « L’Etat gabonais n’a toujours pas versé le dernier tiers d’une modeste somme s’élevant à seulement 1 million d’euros : c’est-à-dire les immenses difficultés budgétaires auxquelles il doit faire face », a précisé Africa Intelligence le mardi 28 septembre dernier.
Ce qui paraît surprenant et surtout drôle est le budget alloué aux forces de défense et de sécurité tablé à plus de 300 milliards de FCFA en 2020 et 2021 rapporte notre confrère de GMT.
Cette parution paraît être une pression mise par l’entreprise sur l’État gabonais afin de le contraindre à honorer ses engagements puisque Pascal Petitgenet, responsable d’Heli Technique a annoncé que deux autres appareils gabonais sont en route pour la maintenance chez lui. « Une demande de devis de la part de Libreville portant sur un projet de maintenance et de logistique qui implique deux hélicoptères Gazelle de l’armée de l’air », a-t-il révélé.
On peut imaginer que cette relation entre l’État gabonais et Heli Technique a toujours été gagnant gagnant sauf que le Gabon veut désormais jouer à la roublardise. Ce rôle ne lui sied pas en tant que pays le plus riche d’Afrique.

























