Libreville le 06 novembre 2025- La bataille pour la direction générale de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS) entre dans une phase décisive. Environ 140 candidats ont postulé pour occuper le fauteuil laissé vacant depuis la suspension de Nadia Christelle Koye, l’ancienne directrice générale.
L’ouverture des plis fermés aura lieu ce jeudi, lors d’un conseil d’administration extraordinaire prévu au siège de l’institution, à la Sablière, dans le nord de Libreville.
Lors du précédent recrutement, en janvier 2025, pas moins de 272 dossiers avaient été enregistrés avant que le conseil ne retienne Mme Koye. Cette fois, le signe d’une sélection plus ciblée et d’un contexte de gouvernance plus exigeant.
Cependant, selon des sources proches de l’institution, le nom du nouveau directeur général ne sera pas forcément connu dès ce jeudi.
Les administrateurs devraient d’abord procéder à une présélection de cinq candidats, qui seront ensuite auditionnés pour présenter leurs parcours, leurs ambitions et leur vision stratégique de la CNAMGS.
Les critères retenus pour départager les candidats sont sans ambiguïté :
Expérience professionnelle solide ;
Maîtrise des métiers de l’assurance maladie et de la protection sociale ;
Probité morale irréprochable ;
Rigueur dans la gestion et l’éthique de travail.
« Le futur DG devra être capable de restaurer la confiance, d’améliorer la qualité du service et de garantir la viabilité financière du système », confie une source interne.
Depuis le 8 octobre 2025, Pierre Moussavou assure l’intérim à la tête de la CNAMGS. Reste à savoir s’il fait partie des 140 candidats.
L’information n’a pas encore été confirmée, mais plusieurs observateurs estiment que sa candidature serait logique, compte tenu de sa connaissance des rouages internes de la caisse et de la continuité administrative qu’il incarne.
D’après une autre source proche du dossier, le nom du futur patron pourrait être connu ce week-end, avant une prestation de serment prévue lundi prochain.
Outre l’examen des candidatures, le conseil d’administration de ce jeudi portera également sur le bilan de la gestion intérimaire entre janvier et octobre 2025.
Les administrateurs devraient passer en revue les performances financières, les dépenses engagées et les actions entreprises depuis la suspension de Mme Koye.
Bras armé de la politique d’assurance maladie universelle, la CNAMGS couvre aujourd’hui plus d’un million d’assurés sur l’ensemble du territoire.
Elle gère les régimes obligatoires d’assurance maladie pour les fonctionnaires, les travailleurs du secteur privé, les agents du parapublic et les populations économiquement faibles.
L’institution joue également un rôle crucial dans la prise en charge des évacuations sanitaires et la réduction des inégalités d’accès aux soins, faisant d’elle un acteur central du système social gabonais.
La nomination du prochain directeur général s’annonce déterminante pour l’avenir de la caisse. Entre redressement administratif, amélioration du service aux assurés et transparence financière, les défis sont nombreux.
Le gouvernement et les administrateurs sont attendus au tournant : la CNAMGS n’a plus droit à l’erreur.
Comme le souligne un expert en protection sociale, « la santé publique ne se gère pas comme une administration, mais comme un bien commun. Le prochain DG devra l’avoir compris avant même sa signature de contrat ».
Par Darlyck Ornel Angwe


























