Depuis le lundi 7 octobre 2024, les instituteurs stagiaires en deuxième année à l’École normale des instituteurs de Franceville (ENIF) expriment leur mécontentement face à une gestion qu’ils jugent défaillante de leur emploi du temps. Ce mouvement d’humeur, déclenché par la réorganisation soudaine et non justifiée de leur planning, illustre une organisation chaotique de l’école, compromettant à la fois la préparation aux examens finaux et la qualité de la formation.
Les stagiaires dénoncent un contexte où l’absence de dialogue avec la direction aggrave leur situation, alors que leur formation devrait être une priorité pour assurer une relève de qualité dans le secteur éducatif gabonais. Ils réclament non seulement une meilleure coordination, mais aussi un soutien accru pour aborder sereinement les défis auxquels ils sont confrontés au quotidien.
Cette grogne s’inscrit dans un climat général de revendications au sein du secteur éducatif gabonais, déjà marqué par des protestations récurrentes des enseignants et des étudiants. Les dysfonctionnements observés à l’ENIF ne sont pas isolés, mais reflètent une gestion globale du système éducatif qui peine à s’adapter aux réalités locales. En effet, la formation des enseignants, en particulier dans les régions éloignées, souffre d’un manque de ressources et d’un suivi pédagogique insuffisant, des facteurs qui impactent directement la qualité de l’enseignement.
Les stagiaires appellent ainsi à un dialogue constructif avec la direction de l’établissement pour trouver des solutions pérennes. Une réorganisation claire des plannings, accompagnée d’un encadrement plus rigoureux, serait bénéfique non seulement pour les stagiaires actuels, mais également pour l’ensemble du système éducatif gabonais. Garantir de bonnes conditions de formation aux futurs enseignants demeure l’un des piliers d’une éducation de qualité, un objectif que le gouvernement devrait intégrer pleinement dans ses priorités.
L’amélioration des conditions d’apprentissage dans les institutions de formation comme l’ENIF est essentielle pour répondre aux défis éducatifs du Gabon. Un investissement accru dans les infrastructures, la formation des formateurs et l’encadrement des stagiaires est indispensable pour préparer une nouvelle génération d’enseignants capables de relever les défis de l’éducation nationale.
Par Max Delys Robaky











































