Le ministre des Travaux publics, Flavien Nzengui Nzoundou, a exprimé sa vive exaspération face aux retards persistants dans l’avancée des travaux de la Transgabonaise, notamment sur le tronçon stratégique PK 24-Nsilé, long de 81 kilomètres. Ce projet d’envergure, essentiel pour l’essor économique du pays, semble être entravé par des dysfonctionnements répétitifs qui suscitent désormais l’impatience des autorités.
Le lundi 7 octobre 2024, lors d’une réunion d’urgence convoquée avec les principaux acteurs du chantier, en particulier la Société autoroutière du Gabon (SAG), le ministre a fermement rappelé l’impératif d’accélérer le rythme des travaux. Malgré les engagements initiaux de la SAG, ces derniers peinent à respecter les délais impartis, notamment sur la section reliant Nkok à Nsilé, pourtant cruciale pour la connexion des infrastructures.
Flavien Nzengui Nzoundou a jugé les explications du directeur général de la SAG, Selim Bejaoui, peu convaincantes. Celui-ci a évoqué des difficultés techniques et des questions de financement, pourtant jugées solvables lors de précédents échanges. Ces justifications, qualifiées d’alambiquées par le ministre, n’ont en aucun cas apaisé les inquiétudes du gouvernement de Transition.
Rappelons que le projet de la Transgabonaise, lancé le 25 septembre 2020 sous l’impulsion de l’ex-Premier ministre Rose Christiane Ossouka Raponda, s’inscrit dans le cadre d’une stratégie de développement visant à renforcer les axes économiques du Gabon. D’une longueur totale de 800 kilomètres, cette infrastructure doit relier Libreville à Franceville, en offrant un corridor logistique fiable et pérenne.
La Société autoroutière du Gabon, en charge du projet dans le cadre d’un partenariat public-privé, avait fait appel à la société indienne Afcons pour la réalisation du premier tronçon, sans passer par une procédure d’appel d’offres. Or, cette décision continue de susciter des interrogations quant à la qualité de l’exécution des travaux de la Transgabonaise. Le ministre Nzengui Nzoundou, au nom du gouvernement, exige désormais des résultats concrets afin que cet ouvrage emblématique puisse enfin progresser au bénéfice du pays.


























