À Lébamba, au sud de la Ngounié, l’indignation ne retombe pas. Une commerçante a été placée sous mandat de dépôt cette semaine. En cause : la vente de bâtons de manioc contenant des excréments. La localité habituellement paisible est désormais sous le choc. L’affaire est aussi sordide qu’incompréhensible pour les habitants.
Des faits révélés par une cliente horrifiée
Les faits se seraient déroulés la semaine dernière dans un point de vente du centre-ville. La cliente pensait acheter un produit parfaitement ordinaire. Or, en ouvrant l’un des bâtons chez elle, elle découvre une matière fécale dissimulée à l’intérieur. Le choc est immédiat. Elle alerte aussitôt les autorités compétentes.
Une arrestation rapide, une inculpation lourde
L’enquête est menée tambour battant par les forces de l’ordre. La vendeuse est rapidement interpellée et présentée au parquet de Mouila. Dès lors, on l’inculpe pour présomption de pratiques de sorcellerie et de charlatanisme via ces excréments mis dans du manioc. Ces infractions sont lourdement sanctionnées par le Code pénal gabonais. Elle encourt jusqu’à dix ans d’emprisonnement et une amende de 5 millions de francs CFA.
Des questions qui dépassent le fait divers
Comment peut-on en arriver à manipuler un aliment aussi fondamental que le manioc avec des excréments ? Quelles croyances ou quelles intentions peuvent motiver un tel acte ? Au fond, ces interrogations pointent des dérives qui persistent dans certains milieux. Elles rappellent que la nourriture reste un vecteur de vulnérabilité sociale profonde. La réponse pénale seule ne suffira pas.
Vigilance alimentaire et confiance brisée
Ce scandale révèle l’urgence de renforcer le contrôle des circuits alimentaires locaux. Il invite aussi à sensibiliser les populations sur les conséquences sanitaires de telles pratiques. Bien plus, c’est la confiance entre commerçants et consommateurs qui se trouve brutalement ébranlée. Cette confiance est un bien commun difficile à reconstruire.
Lébamba attend que justice soit rendue
La communauté attend désormais que les autorités fassent toute la lumière sur cette affaire des excréments dans du manioc. En définitive, ce dossier dépasse largement le simple cadre commercial. Il touche à la dignité humaine et à la cohésion sociale. La justice gabonaise se voit à un tournant décisif.

























