Dans sa chronique Cash, le journaliste Chamberland Moukouama vient dénoncer ce qui paraît être une solution cosmétique, aux allures d’enfumage du ministre de la Santé, Guy Patrick Obiang vis-à-vis des membres de l’exécutif autour de l’affaire des médicaments à l’office pharmaceutique national. Nous publions l’intégralité de son propos.
En l’espace d’un an, au même lieu (l’office pharmaceutique national), le même hôte (le Ministre de la santé publique) clientélise le sommet de l’Executif.
•08 février 2022:le Ministre de la santé invite le Premier ministre Rose Christiane Ossouka Raponda pour la photographie officielle de remise d’un don de médicaments pour les centres de santé.
•Le 29 mars 2023, le même Ministre de la santé invite le Chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba, pour la photographie officielle de réception de 29 conteneurs de médicaments pour nos hôpitaux.
Ces photographies officielles n’arrivent pas à occulter les problèmes de fond:
-Rupture de stock des vaccins pour les enfants de moins de 1 an.
-Pénurie de vaccins contre le tétanos pour les femmes enceintes.
-Pénurie des réactifs pour les services de laboratoires.
-Pénurie d’anti retroviraux sans oublier les problèmes d’ordre structurel, notamment le casse tête des déserts médicaux, qui questionnent la réforme du système de santé gabonais et replacerait au centre des enjeux la véritable mission régalienne du ministère de la santé publique dans notre pays.
Il faut bien admettre qu’au delà de la photographie du ministre de la Santé, tout cela secrète un entêtant parfum d’enfumage Cash.
J’ai écrit.
Chamberland Moukouama


























