Plus un jour ne passe sans qu’on ne lise un cri de détresse des malades de cancers et autres pathologies sur les réseaux sociaux. Des cris qui parfois arrivent très tard aux oreilles des autorités compétentes habilitées à aider ces derniers. Tels sont les cas de Laure Ngoundou Tsiakonga, Alida Bayissa et Tout dernièrement Ruth Ntsame Owono qui ont eu à leur solde un départ pour l’au-delà.
L’annonce d’une maladie mortelle dans la vie d’une personne génère presque toujours un véritable chaos. C’est une chute brutale et vertigineuse vers les cauchemars, les ténèbres et la mort toujours possible lorsqu’il s’agit du cancer.
Selon les statistiques de 2013 du ministère de la santé, le Gabon enregistre environ 400 décès par an dus aux cancers féminins dont 88% représente les cancers du sein et du col de l’utérus. Une situation qui implique automatiquement un soutien psychologique, financier et moral à l’endroit de la personne malade.
Mais le constat est amer, car nous déplorons plusieurs cas de décès suite au manque de moyens financiers et mesures d’accompagnement. D’abord, à l’instar de Laure qui, malgré son avis favorable à l’évacuation sanitaire au Maroc, grâce à l’intervention de la fondation Sylvia Bongo Ondimba, est décédée en février 2019. Laure luttait contre le cancer du sein, Elle était étudiante a l’IST et avait 23ans. Puis, Alida Bayissa pourtant salariée à la CNAMGS qui décède le 15 août 2020. Pour certains de ses collègues le refus de la direction générale de la CNAMGS à procéder à son évacuation sanitaire a précipité sa mort.
Enfin, nous avons Ruth Ntsame Owono âgé de 19ans, elle aussi étudiante a succombé face à une maladie appelée Lupus. Maladie chronique auto-immune qui survient lorsque le système immunitaire s’attaque aux cellules de l’organisme et les détruit. Elle meurt quelques jours après sa lettre adressée au président de la République.
Malgré la présence des structures telles que l’Institut de Cancérologie de Libreville (ICL), la Caisse Nationale d’Assurance Maladie et Garantie Sociale (CNAMGS), la Fondation Sylvia Bongo Ondimba pour la famille, les cris alarmants de ces malades du cancer relayés par des internautes (influenceurs) et bénévoles, le Gabon ne cesse de perdre ses enfants. Alors, le dépistage en ce mois d’octobre rose reste le premier pas vers la lutte contre ses cancers.
Naty ABOGHE

























