La situation de l’École Nationale d’Administration (ENA) a été l’un des points majeurs abordés lors du conseil des ministres du dimanche 5 janvier, avec l’adoption d’un projet d’ordonnance portant réorganisation de l’ENA.
Cet établissement post-universitaire, dédié à la formation des cadres administratifs de l’État, bénéficiera désormais du statut d’établissement public à caractère administratif. Ce changement majeur lui confère une personnalité juridique et une autonomie de gestion administrative et financière, ouvrant ainsi la voie à une modernisation de son fonctionnement.
Une organisation repensée sera bientôt effective, intégrant une nouvelle dynamique en matière d’organisation pour optimiser son efficacité. La nouvelle structure s’articulera autour de cinq organes principaux : le Conseil d’Administration, garant de l’orientation stratégique ; la Direction Générale, chargée de la gestion opérationnelle ; le Conseil Scientifique et Pédagogique, en charge de la qualité académique et de l’innovation ; le Conseil d’établissement, qui veille au respect des normes internes ; et l’Agence Comptable, responsable de la gestion financière.
Cette réorganisation vise à renforcer la transparence et la responsabilité dans la gestion des ressources de l’ENA, tout en assurant une meilleure coordination entre ses différents organes.
*Former une administration d’excellence*
Placée sous la tutelle du ministère de la Fonction Publique et du Renforcement des Capacités, l’ENA est appelée à devenir un acteur clé dans la formation des fonctionnaires gabonais. L’objectif est de garantir un recrutement basé sur le mérite et d’améliorer la qualité des cadres administratifs. Cette réforme s’inscrit dans une stratégie plus large de modernisation de l’appareil d’État et de renforcement des capacités institutionnelles.
Un pas vers une gouvernance moderne
En dotant l’ENA d’un cadre juridique et organisationnel adapté, le gouvernement entend répondre aux défis de l’efficacité administrative et de la transparence. Ce projet marque une étape décisive dans la transformation de l’administration publique gabonaise, en phase avec les ambitions de la transition politique actuelle.
Il est important de rappeler que des initiatives similaires ont eu lieu au cours des années précédentes, visant à moderniser et rendre plus fiable la gestion de cet établissement. Cependant, elles ont souvent été entachées de défaillances, montrant que le problème ne réside pas toujours dans les textes, mais souvent au niveau des hommes. Il est crucial que ceux qui auront désormais la gestion de cette entité fassent preuve d’intégrité dans leur administration.
Par Max Delys Robaky


























