Libreville, 20 août 2025 — À l’aube de la Cinquième République, l’éducation nationale se positionne comme un pilier stratégique du redressement national. C’est dans cet esprit que la ministre d’État, Camélia Ntoutoume Leclercq, en charge de l’Éducation nationale, de l’Instruction civique et de la Formation professionnelle, a présidé une séance de travail capitale avec les partenaires sociaux de son ministère. Cette rencontre, tenue dans son cabinet ministériel, s’inscrit dans le cadre du dialogue social permanent et visait à dresser le bilan de l’année scolaire écoulée tout en préparant activement la rentrée scolaire 2025-2026.
La ministre a ouvert les échanges en revenant sur les principaux enseignements de l’année écoulée. Parmi les préoccupations majeures : la montée des violences en milieu scolaire. À travers ses consultations avec les fédérations de parents d’élèves, elle a souligné l’urgence d’une mobilisation collective pour restaurer la discipline et renforcer le civisme dans les établissements.
« Il est essentiel que chacun joue son rôle pour éviter les dérives observées dans certains établissements. Madame la ministre a interpellé les responsables et les parents d’élèves afin qu’ils s’impliquent davantage dans l’encadrement de nos enfants », a déclaré Jean-Noé Ndinga, président de la Fesype.
La rencontre a également permis d’éclaircir les réformes en cours, notamment l’introduction des Associations de parents d’élèves (APE) dans les établissements secondaires, une initiative portée par l’Inspection générale. Les partenaires sociaux ont salué la démarche, tout en appelant à une meilleure régulation de la gestion du personnel.
« Les zones d’ombre autour de cette réforme ont été levées. Nous en ressortons satisfaits. Nous avons aussi interpellé la plus haute autorité pour une régularisation urgente de la situation administrative des enseignants. Dans cette Cinquième République, nous refusons que nos enfants engagés dans la vocation éducative soient abandonnés », a ajouté Ndinga.
La rentrée administrative est fixée au 25 août, tandis que la rentrée des classes aura lieu le 1er septembre. Ce découpage, salué par les syndicats, vise à garantir un équilibre entre les trimestres et à respecter les standards internationaux en matière de durée effective des cours.
« Une année scolaire doit comporter un nombre suffisant de semaines de cours et des trimestres équilibrés. Nous avons exprimé notre approbation pour ce découpage conforme aux normes. Nous voulons voir l’école gabonaise atteindre un nouveau niveau d’excellence », a affirmé Irène Nembe, porte-parole de la FEN.
Les syndicats ont également mis l’accent sur les conditions de vie et de travail des enseignants, ainsi que sur la nécessité de revoir les pratiques de nomination dans le secteur éducatif. Ils appellent à une rupture avec les logiques politiques au profit de la compétence.
« Nous avons évoqué les conditions de travail et de vie des enseignants. Le Sena insiste sur la nécessité de revoir les nominations : nous ne voulons plus de décisions politiques, mais des choix fondés sur la compétence. Le reste des réformes sera abordé la semaine prochaine »,a déclaré Magloire Memiaghe, secrétaire général par intérim du Syndicat de l’Éducation nationale.
Alors que le Gabon s’engage résolument dans une nouvelle ère politique, les partenaires sociaux appellent à inscrire l’éducation au cœur des priorités nationales. Pour eux, une école forte, équitable et républicaine est le socle d’une nation souveraine et prospère.
Cette rentrée scolaire 2025-2026 a la particularité de commencer à quelques jours des premières élections législatives et locales