Libreville, 5 mars 2026 – La Chambre de Commerce de Libreville a marqué un tournant historique ce samedi 04 avril 2026, lorsque le Syndicat Gabon Éducation V (SYGEV) a officiellement pris son envol devant un parterre d’enseignants et de partenaires sociaux. Bien plus qu’une simple organisation, le SYGEV se positionne comme le fer de lance d’une transformation profonde : l’arrimage définitif entre les enseignants et les ambitions de la 5ème République.
Pour la Présidente Nationale, Madame Boussoyi Mombo Diana, l’heure n’est plus à la précarité mais à l’élégance. Son message est clair : l’enseignant, en tant que bâtisseur principal d’une société prospère, doit incarner la noblesse de sa mission. Cette nouvelle ère refuse de voir les maîtres de la nation confinés dans des logements insalubres ou circulant dans des véhicules de fortune. Le SYGEV plaide pour un statut social où le salaire et le cadre de vie des éducateurs sont à la hauteur de leur rang.
Cette vision impose une rupture avec le syndicalisme de rue. La Présidente estime que les manifestations sous le soleil et la pluie dévalorisent la profession. Le SYGEV choisit la voie de la négociation permanente, du compromis intelligent et de l’anticipation afin d’éviter les grèves qui ternissent l’image du métier. L’objectif est de réhabiliter l’enseignant pour qu’il devienne un modèle inspirant, capable de susciter des vocations au sein de la jeunesse gabonaise.
Un front uni pour tous les ordres d’enseignement
L’un des piliers de ce mouvement est l’inclusion. Issue du premier degré, Madame Boussoyi Mombo Diana souhaite offrir une boussole aux enseignants du primaire, souvent négligés. Le syndicat se penche également sur le dossier des enseignants du confessionnel, exigeant la mise en solde immédiate des 808 agents promis par le Chef de l’État, tout en verrouillant les recrutements hors concours afin de garantir l’excellence.

Interrogée sur les nouvelles missions de l’organisation, Madame Boussoyi Mombo Diana a précisé : « Les nouvelles missions du syndicat dépendent de la régularisation des situations de chacun d’entre nous par le gouvernement. Nous attendons une véritable contribution de sa part, et le gouvernement attend également une contribution sincère de notre part. Notre syndicat est différent, car nous tendons la main à tous les enseignants, qu’ils soient confessionnels, catholiques, musulmans, bénévoles, etc. Nous incluons tout le monde. »
De son côté, le Secrétaire Général, Monsieur Ndong Bekale Jean Chrysostome, a tenu à rassurer sur l’unité du mouvement : « La création du Syndicat Gabon Éducation V ne signifie en aucun cas une division. C’est une nouvelle ligne de défense qui partage les mêmes objectifs : réhabiliter l’enseignant dans la société. Nous constatons qu’il est malheureusement le maillon faible d’une société qu’il construit lui-même. Un enseignant ne saurait être dernier dans une société qu’il consomme. Nous avons signé un partenariat de confiance avec l’État, l’un ne doit pas aller sans l’autre. »
Le SYGEV s’apprête désormais à installer ses coordinations dans les neuf provinces du pays, marquant ainsi le début d’une ère où l’enseignant gabonais ne sera plus un spectateur, mais l’acteur central du développement national.


























