Les recherches continuent au large de Mayumba. Les équipes cherchent encore les derniers disparus du Prospector 5. Pourtant, l’ONEP refuse de patienter dans le silence. Le syndicat pétrolier réclame une explication complète et rapide.
D’abord, l’organisation présente ses condoléances aux familles endeuillées. Ensuite, elle soutient les rescapés. Enfin, elle invite les salariés du secteur à garder leur calme dans cette période difficile.
Trois salariés gabonais au cœur du drame
Parmi les cinq disparus, trois sont gabonais. Ils appartenaient tous à l’ONEP. Par conséquent, la perte touche directement la communauté syndicale. Cette dimension humaine rend le deuil encore plus lourd.
Autrefois, ces hommes travaillaient sous contrats précaires de prestation de service. Cependant, ils avaient décroché un CDI en mars 2024 chez Borr Drilling. Ce progrès résultait des combats syndicaux pour appliquer la Loi 20 sur la mise à disposition du personnel.
Un acquis social brutalement interrompu
Ce drame vient briser une victoire récente. Pour les militants, le CDI symbolisait la stabilité et la dignité. Désormais, leur combat prend une tournure douloureuse et profondément personnelle.
Ainsi, la lutte pour la Loi 20 trouve un écho tragique. Le syndicat y voit la preuve que la protection des salariés reste un chantier vital. En outre, cette réalité rappelle qu’un emploi stable participe aussi à la sécurité.
Tripartisme et transparence, les deux exigences
Aucun impératif économique ne justifie de sacrifier la sécurité des travailleurs, martèle le syndicat. Néanmoins, l’ONEP reconnaît la réactivité du ministre du Pétrole et du Gaz. Elle salue aussi la prise en charge psychologique des rescapés.
Toutefois, le syndicat veut siéger dans la cellule de crise. Il invoque le tripartisme défendu par l’OIT, entre gouvernement, employeurs et travailleurs. Par ailleurs, il exige la publication des conclusions de l’enquête technique, comme le chef de l’État l’a promis.
Pourquoi la transparence devient une urgence
Pour l’ONEP, le flou alimente la méfiance. Quand les familles attendent des réponses, chaque silence pèse davantage. Les salariés du secteur, eux, travaillent déjà sous tension. Une information claire permettrait donc d’apaiser les esprits et de restaurer la confiance. Les travailleurs méritent de connaître les causes exactes de l’accident.
Le chef de l’État a promis des résultats publics. L’ONEP compte désormais sur cet engagement. Si l’État tient parole, le secteur pétrolier gagnera en crédibilité. À l’inverse, un nouveau silence risquerait de répéter les errements du passé. Autrement dit, la transparence protège autant les familles que les travailleurs encore en mer. Voilà pourquoi chaque semaine compte vraiment désormais.
Bécuna, la blessure jamais refermée
Ce naufrage rappelle l’explosion de la plateforme Bécuna de Perenco, le 20 mars 2024. Six personnes y ont perdu la vie. Depuis, le syndicat n’a reçu aucune réponse officielle.
Enfin, l’ONEP réclame les conclusions des enquêtes technique, administrative et judiciaire sur Bécuna. Il plaide aussi vivement pour une refonte complète de la prévention au Gabon. Contrôles renforcés, textes d’application du Code du Travail et inspecteurs des Hydrocarbures mieux formés en seraient les piliers essentiels.










































