Mardi 27 octobre, deux ministres ont défendu leurs crédits devant les députés. L’audition s’est tenue au Palais Léon Mba. Emmanuel Eyeghe Nze et Zenaba Gninga Chaning portaient le dossier.
Le Gouvernement demande 8,95 milliards de FCFA pour la mission “Entrepreneuriat et Commerce”. Ainsi, l’exercice 2027 devient un test pour la politique économique du pays. Cependant, l’impact sur le quotidien des citoyens retient surtout l’attention.
1500 startups à épauler d’ici 2028
Le programme “Promotion de l’entrepreneuriat et de l’économie sociale” reçoit près de 1,75 milliard de FCFA. Concrètement, l’État veut accompagner 1500 startups et PME avant fin 2028. Il promet aussi un appui technique et un accès facilité au financement.
Les jeunes pousses manquent souvent de capital et de conseils. Par conséquent, cet accompagnement peut changer leur trajectoire. Toutefois, la réussite dépendra de la rapidité du déploiement.
Près d’un cinquième de la mission
Le calcul est simple. Les 1,75 milliard du programme représentent près de 20% de la mission. Ainsi, le reste couvrira d’autres pans de l’économie.
D’un côté, l’État soutient les entrepreneurs de terrain. Il garde des marges pour le volet du commerce. Cette répartition révèle donc une stratégie à deux jambes.
500 jeunes et femmes loin des banques
Le ministère vise aussi l’autonomisation de 500 jeunes et femmes. Ils bénéficieront d’Activités Génératrices de Revenus sur la même période. Ces profils restent souvent éloignés du système bancaire classique.
Ainsi, les petits commerçants, les artisans et les porteurs de micro-projets espèrent un capital d’amorçage. Le secteur informel attend aussi une vraie bouffée d’oxygène financière. Pourtant, les critères de sélection restent à préciser.
Un levier contre le chômage
Devant les élus, Zenaba Gninga Chaning a présenté ces fonds comme un moteur d’insertion. Selon elle, les crédits poursuivent le pilier consacré à l’entrepreneuriat et à l’employabilité des jeunes. Elle l’inscrit dans la lutte contre le chômage.
En effet, l’emploi des jeunes reste un défi majeur pour l’économie. Une startup qui grandit crée aussi des postes et des revenus. Dès lors, chaque franc investi doit produire des résultats visibles.
Un calendrier serré jusqu’en 2028
Le calendrier laisse peu de marge aux équipes. Les engagements couvrent deux exercices, 2027 et 2028. Par conséquent, l’administration devra sélectionner vite les bénéficiaires.
En outre, les députés examinent actuellement ce projet de loi de finances. Ils peuvent donc questionner les ministres sur les modalités. Les citoyens, eux, jugeront sur pièces.
Chiffres, promesses et attente des citoyens
Les chiffres affichent un réel optimisme pour un secteur privé national dynamique. Cependant, les chiffres seuls ne créent pas d’entreprises. Les porteurs de projets attendent des actes concrets, rapides et mesurables. D’ici là, chaque annonce budgétaire devra se traduire en dossiers réellement financés.
Le budget 2027 dessine une ambition claire pour l’entrepreneuriat gabonais. Toutefois, la population attend désormais les résultats sur le terrain. Si l’État tient ses engagements, 1500 startups et 500 bénéficiaires prouveront l’efficacité de cette stratégie. Sinon, la confiance des porteurs de projets s’érodera très vite.









































