Pendant huit mois, le Gabon a vécu sans plusieurs grandes plateformes. Cette parenthèse a bousculé les habitudes de milliers d’internautes. Pourtant, le régulateur jure qu’il ne cherchait pas à punir. Il voulait d’abord éteindre l’incendie des rumeurs malveillantes a rappelé le président de la Haute autorité de la communication (HAC), Germain Ngoyo Moussavou dans une interview exclusive du quotidien L’Union du 26 octobre 2026. Familles, artistes et commerçants ont senti le vide.
Selon Germain Ngoyo Moussavou, le cyberespace ressemblait à un bateau ivre. Ainsi, la HAC a préféré saisir la barre plutôt que laisser filer. Le message se voulait clair : la rumeur ne gouvernera pas. Le droit devait rattraper la technologie. Le temps jouait pour la loi.
Des géants du web à la table des discussions
Face à la suspension, TikTok a répondu vite et sans bruit. Ensuite, la plateforme a ouvert à la HAC son outil de signalement prioritaire. Des agents gabonais ont même suivi une formation dédiée. Le dialogue valait mieux que le bras de fer. Chaque partie a mesuré ses marges.
Meta et Google ont suivi, plus lentement. D’ailleurs, la maison mère de Facebook propose déjà des mesures pour protéger les mineurs. Par ailleurs, elle accepte de former les équipes du régulateur.. Le chantier s’annonce long.
Une facture économique encore floue
Les opérateurs mobiles ont perdu des revenus sur la data. De même, de nombreuses petites entreprises ont vu leurs ventes en ligne ralentir. Les usagers, eux, ont subi la contrainte au quotidien. Chacun a payé sa part, mais laquelle exactement ? Les chiffres tardent à tomber.
Cependant, personne ne connaît encore le montant exact. En effet, l’ARCEP compare actuellement le trafic de cette période avec celui des années précédentes. Cette analyse répartira le coût entre les acteurs. Finalement, un rapport doit éclairer le gouvernement. Les responsabilités seront alors nommées. Le suspense demeure entier pour tous.
Le VPN, ce détour qui ralentissait tout
Beaucoup d’internautes ont contourné la mesure grâce aux VPN. Or, ces tunnels cryptés alourdissent la connexion et fragilisent la sécurité. Le régulateur promet donc un retour progressif au routage direct. Le réseau respirera enfin mieux, assure-t-il. Chaque internaute y gagnerait en confort.
Attention toutefois : la suspension visait les applications, jamais les infrastructures. Moov Africa, Airtel et GVA gardent leurs réseaux intacts. En somme, le gain viendra surtout de la stabilité retrouvée. Il ne faut pas attendre un miracle de débit. Les tuyaux restent les mêmes.
Une loi pour tourner la page
Le président Brice Clotaire Oligui Nguema a promulgué les nouveaux textes. Désormais, le pays possède une loi complète sur les plateformes. Le régulateur revendique même un rôle de pionnier en Afrique francophone. Liberté d’expression et responsabilité avancent désormais ensemble, côte à côte, dit-il avec force.












































