Le vendredi 16 octobre 2026, Port-Gentil a vu un képi succéder à un autre. Le colonel Cyrille Moudoumounene dirige désormais la Légion Ouest de la Gendarmerie nationale. Ainsi, un nouveau chapitre s’ouvre sur le littoral. Pourtant, la fête reste voilée de deuil. Le colonel Jean Délis Makita, son prédécesseur, a disparu. Son fauteuil, resté vide, attendait un successeur. Toute la ville a ressenti ce moment.
La cérémonie s’est déroulée à la région départementale de la gendarmerie de l’Ogooué-Maritime. Ce jour-là, l’uniforme côtoyait l’écharpe civile. Ainsi, la préfète de Bendjé, Eugénie Marie Caroline Kamara, a répondu présente. De même, le général Anicet Anguilet, chef d’état-major de la Gendarmerie mobile, est venu avec trois autres généraux. Ce parterre pèse lourd : il proclame bien haut la continuité du commandement dans la province.
Un officier forgé par les galons et les kilomètres
Le parcours du colonel ressemble à une longue marche à travers le Gabon. D’abord, il a dirigé le Groupement des unités du quartier général. Ensuite, il a commandé la Légion mobile Centre-Ouest. Enfin, il a tenu la gendarmerie de Makokou, en Ogooué-Ivindo. Chaque étape a poli son sens du commandement, comme le fleuve polit la pierre. Ainsi, ses galons racontent une longue histoire de patience.
Cette école du terrain lui offre aujourd’hui un solide bagage. Par conséquent, il connaît l’encadrement des hommes et la conduite des opérations. Toutefois, Port-Gentil n’est pas Makokou. Ici, l’océan Atlantique dicte un autre rythme. Les quais et les navires exigent une vigilance de chaque instant. Là, chaque heure compte, chaque rue a son histoire. Le colonel devra donc ajuster sa boussole sans perdre le cap.
Discipline, présence, coordination : trois piliers à ériger
Le nouveau chef affiche une promesse simple : être autant sur le terrain qu’au bureau. Cette image évoque le capitaine qui reste sur le pont. Cette présence rassure les troupes et dissuade les audacieux. Car l’exemple vient d’en haut. De plus, il place la discipline et la réactivité au cœur de son action. Ainsi, ses gendarmes sentiront son regard comme un phare dans la nuit.
Les habitants de l’Ogooué-Maritime attendent beaucoup de lui. Les attentes demeurent immenses. Ils veulent des rues sûres, des biens protégés et une délinquance freinée. Port-Gentil, ville de ports et de départs, ne tolère aucun relâchement. Par ailleurs, nul ne réussit seul. Il faut des unités présentes, mais aussi des partenaires qui jouent la même partition. Dès lors, la coordination deviendra son arme la plus discrète.
Un cap fixé par l’État, une ambition à traduire en actes
Le colonel entend aligner son action sur les orientations du chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema. Cette ligne trace la route, mais ne la parcourt pas. En outre, les mots resteront des coquilles vides sans résultats visibles. Le défi tient à la mesure des moyens disponibles et des missions confiées. Rien n’est acquis. Les relations avec les autorités locales joueront donc un rôle clé.
Reste l’épreuve des faits, vraie pierre de touche. Avec les moyens disponibles, le colonel doit transformer ses promesses en patrouilles. Finalement, Port-Gentil jugera sur pièces et sur la durée. Le temps dira si ce gardien du littoral saura tenir la barre, par tous les temps.












































