Jusqu’à la mi-octobre, BW Energy naviguait sur une mer d’huile au large du Gabon. Sur le permis de Dussafu, tous les voyants brillaient au vert rappelle Direct Infos Gabon. La compagnie norvégienne venait d’annoncer une découverte de 8 à 9 millions de barils récupérables. Le succès semblait à portée de main. Les financements affluaient, les perspectives brillaient, et les chiffres rassuraient. Rien ne laissait présager la tempête.
Par ailleurs, l’entreprise avait sécurisé plus de 268 milliards de FCFA de financements. Cette manne servait de carburant à un plan ambitieux. Ainsi, la Phase 2 de MaBoMo devait démarrer début 2027. Ensuite, le champ Bourdon suivrait en 2028. Autrement dit, la route vers la croissance semblait tracée au cordeau.
Cap sur 100 000 barils par jour
L’objectif ressemblait à un sommet visible depuis le camp de base. La production devait dépasser 100 000 barils quotidiens. Certains forages promettaient même un retour sur investissement en moins d’un an. Une telle rentabilité fait rêver tout actionnaire. Le Gabon, terre d’or noir, y voyait un nouvel allié de poids. Bref, la boussole indiquait le nord du profit.
Pourtant, le pétrole offshore reste un jeu d’équilibriste. Un seul faux pas suffit pour renverser la table. En effet, la frontière entre triomphe et gouffre tient parfois à la stabilité d’une plateforme. Le 24 octobre 2026, cette fragilité s’est invitée au bal. Hélas, le rêve pétrolier se paie cash quand le sol vacille.
Prospector 5, le grain de sable fatal
Le naufrage de Prospector 5 a fauché cet élan en plein vol. Cette perte frappe le cœur du dispositif. Aussitôt, la production de l’installation MaBoMo s’est arrêtée. Surtout, BW Energy perd l’outil de forage indispensable à son expansion. Sans lui, la machine tourne à vide. Par conséquent, l’ambition d’hier se heurte à un mur de réalité.
Ce contretemps met en suspens la mise sur le marché des récentes découvertes. Les estimations chiffrent leur valeur brute théorique à 355 milliards de FCFA. Dès lors, le manque à gagner potentiel s’annonce lourd. Chaque jour d’attente creuse l’addition. En somme, le rêve doré attend désormais des jours meilleurs.
Le 29 octobre, heure de vérité
Les marchés guettent désormais le 29 octobre, date prévue pour les résultats de l’entreprise. Ils veulent mesurer l’impact réel de ce coup de frein sur des ambitions florissantes. Ce jour-là, les chiffres diront si le navire a simplement tangué ou s’il a vraiment pris l’eau.







































