La ville de Port-Gentil s’est réveillée comme frappée par un coup de tonnerre assourdi. Dans la capitale économique du Gabon, la nouvelle a circulé telle une onde glaciale, laissant derrière elle stupeur, larmes et incrédulité. Une institutrice, Prunela Angone Essono, a perdu la vie dans l’enceinte même de son établissement scolaire, transformant un lieu de savoir en théâtre du chagrin. Le drame s’est produit au complexe conventionné catholique du Sacré-Cœur, situé au quartier Bac Aviation, dans le 2ᵉ arrondissement, un espace jusque-là dédié à l’apprentissage et à l’innocence.
Selon les informations relayées par L’Ogooué-Maritime Infos (OMI) dans son édition du 12 décembre 2025, les circonstances exactes de ce décès demeurent encore entourées de zones d’ombre. La communauté éducative, abasourdie, peine à comprendre comment la mort a pu faucher une enseignante en plein cœur de sa mission, alors qu’elle veillait, une fois encore, au bien-être de ses élèves. Car Prunela Angone Essono n’est pas tombée dans une salle de classe, mais à proximité des toilettes des élèves, là où le devoir discret rejoint la vigilance quotidienne.
Le jeudi 11 décembre 2025, aux environs de 13 heures, l’horloge scolaire semblait suivre son cours ordinaire. Pourtant, le destin en avait décidé autrement. Alors qu’elle s’assurait de l’état de salubrité des lieux, l’institutrice aurait été saisie par un malaise soudain. Son corps s’est effondré, comme si la fatigue invisible des années de dévouement avait brutalement réclamé son dû. Une élève de quatrième année, témoin lointain mais lucide de la scène, a brisé le silence par un cri, déclenchant une course contre la montre.
Alertés, les enseignants et le personnel de l’établissement ont réagi dans l’urgence. Prunela Angone Essono a été évacuée vers le Centre hospitalier régional de Port-Gentil. Hélas, à l’arrivée, la vie avait déjà quitté ce corps voué à l’éducation. La nouvelle de son décès s’est répandue avec la rapidité des drames modernes, nourrissant rumeurs et approximations sur les réseaux sociaux.
Face à cette cacophonie numérique, le Directeur d’académie provincial est monté au créneau pour rétablir la vérité. Il a fermement démenti les informations faisant état d’une enseignante fonctionnaire décédée en pleine salle de classe à l’école Sainte-Thérèse, rappelant que Prunela Angone Essono exerçait au complexe du Sacré-Cœur et n’était pas fonctionnaire.
À ce stade, précisent les sources d’OMI, les causes réelles du décès restent inconnues. Seuls des examens médicaux approfondis permettront de lever le voile sur cette disparition brutale. En attendant, Port-Gentil pleure une éducatrice, et l’école gabonaise perd une voix, un regard, une présence, emportée alors qu’elle se trouvait encore à la fleur de l’âge.


























