Le Projet Dzela s’élance comme une grande vague verte qui promet de peindre les rues de Libreville avec des taxis électriques, éclatants de modernité et d’espoir. Hier, un moment charnière a été franchi, presque comme le premier coup de pioche d’un chantier prometteur, avec la signature d’une convention tripartite entre trois acteurs clés : l’Agence nationale de promotion des investissements (ANPI), la Banque pour le commerce et l’entrepreneuriat du Gabon (BCEG) et le visionnaire promoteur Ibrahima Diawara. Cet alliance scelle l’ambition d’offrir à la jeunesse gabonaise une boussole vers l’entrepreneuriat et l’avenir, en transformant de simples conducteurs en architectes d’une mobilité propre.
Dans un monde où les gaz à effet de serre dessinent des ombres menaçantes sur l’horizon climatique, Dzela apparaît comme une bouffée d’air frais portée par une ambition nationale pour 2030. Ici, les taxis ne sont plus seulement des voitures jaunes — ou vertes dans ce cas — mais des phares d’une transition écologique paisible, guidant le pays vers une économie plus respectueuse de l’environnement. Il ne s’agit pas seulement de mettre des voitures sur le bitume, mais bien de tisser un avenir durable à même la trame sociale et économique du Gabon.
Pour embarquer dans cette aventure, les jeunes Gabonais ont désormais une feuille de route claire, presque comme une carte au trésor. Selon Ghislain Moandza Mboma, directeur général de l’ANPI, les candidats doivent présenter une pièce d’identité, leur permis de conduire et soumettre leur dossier aux services compétents. Une fois cette étape franchie, deux validations les attendent : d’abord la conformité du permis avec le ministère des Transports, puis des tests de conduite, tel un rite de passage pour gagner leur sésame vers l’entrepreneuriat.
Une fois ces conditions remplies, la métamorphose s’opère : le jeune devient entrepreneur à part entière, ouvrant une société individuelle qui lui permet de décrocher un compte à la BCEG. C’est à ce moment que la magie financière opère. Daisy-Helen Eyang Ntoutoume, directrice générale de la BCEG, explique que les véhicules seront financés par un crédit sur 48 mois, directement versé au fournisseur. Ainsi, chaque taxi devient une pierre ajoutée à l’édifice d’une vie autonome, un instrument de travail, certes, mais aussi un pont vers la stabilité sociale.
L’initiative ne s’arrête pas à une simple acquisition mécanique. Elle intègre une couverture sociale obligatoire, CNAMGS et CNSS, un plan d’épargne logement pour encourager l’accumulation d’un patrimoine durable, et un mécanisme de recouvrement journalier automatisé qui assure la transparence financière et la viabilité du projet. C’est une orchestration minutieuse où chaque note contribue à une symphonie d’opportunités.
Pensé comme un phare pilote, le projet « Taxi Vert » commencera avec 50 véhicules, promesse d’un flot futur de 500 taxis à travers le pays. Ce n’est que le premier chapitre d’une saga qui pourrait redessiner l’emploi, l’économie locale et l’empreinte écologique du Gabon. Un comité tripartite veillera à la gouvernance, armé d’indicateurs clairs pour guider chaque étape.
Ainsi naît Dzela, non pas comme une simple idée, mais comme un souffle neuf prêt à parcourir les avenues de demain.












































