Le gouvernement a organisé, ce dimanche 14 décembre 2025, la deuxième édition de son séminaire à l’hôtel Maïsha, placé sous le thème « Performance de l’Action Publique, Efficacité Budgétaire et Redevabilité ». Présidée par le Vice-président du Gouvernement intérimaire, ce séminaire gouvernemental s’est déroulé dans un cadre privé, réunissant les principaux responsables administratifs autour de trois sessions de travail.
La première session de ce séminaire gouvernemental, consacré à la redevabilité, a permis aux départements sectoriels de dresser le bilan des projets réalisés en 2025. Les ministres ont exposé les avancées, mais aussi les obstacles rencontrés, avant de tracer les grandes lignes des priorités pour 2026. La deuxième session, dédiée à l’efficacité budgétaire, a insisté sur la nécessité d’une discipline financière accrue et de procédures plus rigoureuses pour optimiser l’utilisation des ressources publiques. Enfin, la troisième session, centrée sur la performance de l’action publique, a été marquée par l’intervention du Secrétaire général du gouvernement, Abdu Razzaq Guy Kambogo, qui a présenté une méthodologie visant à améliorer le fonctionnement de l’administration, notamment durant la période d’intérim institutionnel.

Sur le papier, cette initiative s’inscrit dans la volonté du Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, de rendre l’action gouvernementale plus efficace et transparente. Toutefois, au-delà des discours, l’opinion publique demeure sceptique. Dans un contexte où le pays cherche activement des financements, la tenue de séminaires coûteux dans des hôtels privés interroge sur la pertinence de ces dépenses. Pour de nombreux citoyens, ces rencontres apparaissent comme des exercices de communication, davantage destinés à rassurer qu’à produire des résultats tangibles.
La critique est récurrente : le gouvernement est souvent accusé d’être « champion des séminaires », multipliant les résolutions sans jamais les traduire en actes concrets. Les attentes sont fortes, mais la confiance s’effrite à mesure que les promesses s’accumulent sans impact visible sur le quotidien des populations.
Ainsi, si ce séminaire gouvernemental témoigne d’une volonté affichée de réforme, il illustre aussi le décalage persistant entre les ambitions institutionnelles et la perception citoyenne. La véritable épreuve ne réside pas dans la tenue de réunions, mais dans la capacité à transformer les engagements en actions concrètes et mesurables.

























