Libreville, le 15 juillet 2025. Dans le quartier pk7 une affaire aux allures de conte macabre tient en haleine une famille et inquiète les voisins. Depuis près d’un mois, le sommeil paisible est devenu un luxe inaccessible pour les résidents d’une maison, visiblement hantée par les échos sinistres provenant de leur voisinage immédiat. La source de leur tourment : une maison voisine, hermétiquement close depuis cinq ans, d’où s’échappent des cris étranges, attribués à des hiboux blancs, créatures souvent chargées de présages funestes dans l’imaginaire gabonais.
Le quotidien de cette famille est devenu un cauchemar éveillé. Les nuits sont rythmées par des vocalisations glaçantes, des sons gutturaux et des lamentations qui semblent déchirer le voile du silence. Ces sons, amplifiés par le confinement de la maison voisine, créent une atmosphère oppressante, alimentant la peur et l’angoisse. La maison, murée dans un mutisme extérieur, cache en son sein un mystère qui commence à effrayer toute la communauté. Les tentatives répétées de la famille pour interpeller le propriétaire, un ressortissant béninois, sont restées vaines. Ce silence du propriétaire, face à la détresse de ses voisins, ajoute une couche supplémentaire d’étrangeté à cette affaire déjà troublante.
C’est finalement sous la pression des plaintes incessantes que la porte de cette demeure inoccupée a été ouverte par un proche du propriétaire. La découverte qui s’ensuivit a de quoi laisser perplexe, voire terrifier. À l’intérieur, dans l’une des chambres, deux chouettes blanches ont été trouvées. Leur présence dans un tel lieu, dans un tel état de confinement, est déjà inhabituelle. Mais le plus sidérant reste la réaction du propriétaire. Interrogé sur la nécessité de retirer ces oiseaux, il aurait opposé un refus catégorique, exigeant un spécialiste ou un acheteur pour s’en séparer. Cette posture, loin de rassurer, a renforcé les suspicions et les interprétations les plus sombres.
« Ces derniers temps, les gens ont constaté des bruits bizarres qui sortent de cette maison », confie une doyenne du quartier. « On a interpellé le propriétaire, mais finalement, c’est un de ses proches qui a pu ouvrir la maison. Et à l’intérieur, on a trouvé 2 hiboux blancs dans une des chambres, et on a demandé au propriétaire de la maison de venir enlever les hiboux. À notre grande surprise, il a dit que pour enlever ses hiboux, il faut un spécialiste ou quelqu’un qui doit acheter ces hiboux. » Les cris de ces oiseaux, perçus dans l’imaginaire gabonais comme des messagers de malheur, des présages de mort ou de désolation, glace le sang.
Face à cette situation qui frôle le surnaturel, où la logique humaine semble dépassée par des événements troublants, la population du quartier pk7 lance un appel pressant aux autorités. Il ne s’agit plus seulement d’une nuisance sonore, mais d’une énigme qui ébranle le sentiment de sécurité et alimente les récits les plus inquiétants. La demande d’intervention des autorités n’est pas anodine ; elle traduit la peur profonde que cette affaire mystique ne dégénère, que les « mauvais augures » ne prennent corps et n’entraînent des conséquences encore plus sombres pour la communauté. Le mystère des hiboux blancs de pk7 plane désormais comme une ombre menaçante sur Libreville.
Par Yann Yorick Manfoumbi, journaliste stagiaire
Source Nour TV


























