La nationalisation du secteur du transport au Gabon ne doit plus être perçue comme une option, mais comme une priorité nationale. Dans un monde où les enjeux de souveraineté, de sécurité et de contrôle territorial sont de plus en plus cruciaux, laisser le transport gabonais entre des mains étrangères expose le pays à des risques majeurs.
Plusieurs pays africains ont compris l’importance de réserver le transport aux nationaux, non seulement pour des raisons économiques, mais aussi pour des impératifs de sécurité :
– Cameroun : Le secteur du taxi est strictement encadré. Les autorisations de transport sont délivrées uniquement aux citoyens camerounais, avec des contrôles réguliers sur l’identité des chauffeurs. Cette politique vise à limiter les risques d’infiltration et à protéger les données sensibles échangées dans les véhicules.
– Bénin : Les conducteurs de taxi et de moto-taxi (zemidjan) doivent être béninois. Les autorités locales ont mis en place des mécanismes de suivi et de régulation pour éviter toute dérive. Le secteur est considéré comme un pilier de la sécurité urbaine.

– Rwanda : Le pays a mis en œuvre une politique de transport rigoureuse, avec une digitalisation des permis et une traçabilité complète des chauffeurs. Les étrangers ne peuvent exercer dans ce domaine sans autorisation spéciale, et les contrôles sont stricts.
Si le Gabon ne prend pas rapidement des mesures concrètes pour nationaliser son secteur du transport, plusieurs risques se profilent à l’horizon.
Exposition des conversations sensibles
Les taxis sont des lieux d’échange informel où circulent des informations politiques, économiques et sociales. Des chauffeurs étrangers pourraient capter ces données et les transmettre à des réseaux extérieurs.
Infiltration et espionnage
Dans un contexte géopolitique instable, des individus mal intentionnés peuvent utiliser le transport comme couverture pour des activités de renseignement ou de déstabilisation.
Perte de contrôle économique
Laisser le secteur du transport gabonais aux mains d’étrangers revient à priver les Gabonais d’un levier économique accessible, alors que le chômage frappe durement la jeunesse.
Injustice sociale
De nombreux Gabonais postulent dans les mairies pour obtenir des autorisations de transport, mais se heurtent à des lenteurs administratives, tandis que des non-nationaux continuent d’exercer sans entraves.
Il est temps que le ministre des Transports, Ulrich Manfoumbi, et le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, accélèrent le processus de nationalisation du transport gabonais. L’initiative Taxi Gab doit être renforcée, les autorisations facilitées pour les nationaux, et un calendrier clair établi pour atteindre une souveraineté totale du secteur d’ici 2027.
Le Gabon ne peut plus se permettre de rester spectateur. Il est temps d’agir, pour protéger notre territoire, notre économie et notre peuple en remettant le secteur transport gabonais entre les mains des nationaux.


























