L’élection de Khaled el-Enany au poste de directeur général de l’UNESCO marque un tournant historique pour l’organisation onusienne. Ancien ministre égyptien du Tourisme et des Antiquités, il devient le premier Arabe et le deuxième Africain à diriger cette institution dédiée à l’éducation, la science et la culture. Ce choix, salué par une large majorité des États membres, reflète une volonté de rééquilibrage géopolitique au sein des instances internationales.
Âgé de 54 ans, Khaled el-Enany a été élu avec 55 voix sur 57 lors du vote du Conseil exécutif, bénéficiant du soutien de la France, de la Ligue arabe et de l’Union africaine. Cette quasi-unanimité témoigne d’un consensus rare, dans un contexte où l’UNESCO cherche à se réinventer face à des défis budgétaires, politiques et identitaires.
Le nouveau patron de l’UNESCO a exprimé sa volonté de moderniser l’organisation, en mettant l’accent sur la technicité des débats plutôt que sur leur dimension politique. Il appelle les États membres à assumer davantage de responsabilités, notamment en matière de financement, afin de garantir la stabilité et l’efficacité de l’institution.
Parmi ses priorités figurent la diversification des partenariats, le renforcement des contributions volontaires et la mise en place de mécanismes innovants, tels que les échanges de dette au profit de projets culturels et éducatifs. Khaled el-Enany souhaite également repositionner l’UNESCO comme un espace de dialogue et de solutions, dans un monde marqué par les tensions et les fractures.
Sa prise de fonction officielle est prévue pour le 14 novembre 2025. À l’heure où les institutions multilatérales sont appelées à se réinventer, cette nomination incarne une ouverture vers une gouvernance plus inclusive, où les voix du Sud global trouvent une résonance nouvelle. Le parcours académique et diplomatique de Khaled el-Enany, allié à sa connaissance du patrimoine mondial, laisse entrevoir une direction ambitieuse et pragmatique pour l’UNESCO.


























