La tempête souffle sur la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS). Ce lundi 6 octobre, le Syndicat national des agents de la CNAMGS (Syna-CNAMGS) est monté au créneau pour exiger le départ immédiat de son président du Conseil d’administration, Alain-Claude Kouakoua. Dans une déclaration vibrante, les syndicalistes l’ont désigné comme le principal artisan du chaos qui s’est abattu sur cette institution censée être le pilier social du pays.
Tout est parti d’un point de presse organisé dans la foulée de la suspension à titre conservatoire de la directrice générale, Nadia Christelle Koye. Une décision qui, selon les agents, aurait agi comme une étincelle dans une poudrière déjà prête à exploser. Pour le Syna-CNAMGS, cette mesure n’est que le dernier épisode d’une série d’« ingérences répétées » orchestrées par le PCA. Les syndicalistes décrivent un climat de peur et d’intimidation : convocations arbitraires, menaces à l’endroit du personnel et des prestataires, interventions intempestives dans la gestion quotidienne, voire annulation systématique des décisions de la direction générale.
« Cette suspension a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase », ont-ils déclaré, visiblement excédés par ce qu’ils considèrent comme une dérive autoritaire. Dans un ton grave, les représentants du syndicat ont affirmé que la trêve sociale jusque-là observée venait d’être rompue, faute de respect mutuel et de dialogue sincère.
Pour eux, Alain-Claude Kouakoua aurait transformé la CNAMGS en un théâtre d’affrontements internes où le droit et la raison sont souvent relégués au second plan. « Nous refusons que cette maison, bâtie sur la solidarité nationale, devienne une arène d’abus de pouvoir », ont martelé les syndicalistes, accusant le PCA de piétiner les textes qui encadrent l’institution.
Face à ce tumulte, le Syna-CNAMGS appelle désormais le président de la République, le général Brice Clotaire Oligui Nguema, à intervenir pour « rétablir la discipline et restaurer la sérénité au sein de la Caisse ». Selon eux, seule une décision forte du chef de l’État pourrait remettre l’institution sur les rails et redonner confiance aux agents comme aux assurés.
« Ce climat de confusion nuit gravement à la mission sociale de la CNAMGS », a conclu le syndicat, rappelant que cette structure, censée protéger les plus vulnérables, ne peut continuer à fonctionner dans un brouillard de rivalités et de décisions contradictoires.
Ainsi, au cœur d’une tempête institutionnelle, la CNAMGS semble naviguer entre les récifs de l’autorité contestée et les vagues du mécontentement social, dans l’attente d’un capitaine capable de ramener le navire à bon port.


























