À peine quelques années après son inauguration, le Complexe d’enseignement secondaire (CES) d’Awendjé, situé à Libreville, traverse une période critique. Malgré sa vocation de structure moderne, l’établissement peine à garantir un cadre scolaire adéquat à ses quelque 3 000 élèves.
De nombreux dysfonctionnements qui entravent le bon déroulement des cours et affectent profondément la vie scolaire sont signalés.
Salles de classe surchargées : Dès le début de l’année scolaire, certaines classes comptaient jusqu’à 100 élèves, rendant l’apprentissage difficile et inconfortable pour tous.
Manque d’installations sanitaires : Les toilettes du CES sont hors service, obligeant les élèves à se rendre dans des établissements voisins comme le Lycée ou le CES d’Awendjé, sans garantie d’accès.
Défaillances structurelles : L’absence d’eau courante, de sanitaires opérationnels et d’un éclairage fiable complique le quotidien. Lors des coupures d’électricité, les élèves se retrouvent à étudier dans l’obscurité.
Absence d’équipements sportifs : Faute de terrain ou d’infrastructures adaptées, les cours d’Éducation Physique et Sportive (EPS) risquent d’être suspendus pour l’année scolaire 2025-2026.
Face à ces conditions dégradées, les élèves du CES d’Awendjé expriment des revendications claires : réduire le nombre d’élèves par banc, installer des ventilateurs dans les salles de classe, et permettre la pratique du sport au sein de l’établissement.
Un mois après la rentrée, la communauté éducative élèves, parents et enseignants appelle les autorités à intervenir rapidement et de manière concrète. Sollicitée par certains de nos confrères, la direction du CES d’Awendjé a préféré ne pas commenter la situation. En attendant, l’espoir demeure que des mesures soient prises pour redonner à cette école les standards qu’elle mérite.

























