Le 12 septembre 2024, les employés de WoodBois Gabon, à Mouila, ont manifesté leur mécontentement en raison du non-paiement de leurs salaires depuis deux mois. Cette situation, intenable pour plus de 350 travailleurs, survient à une période cruciale de rentrée scolaire, rendant difficile l’inscription des enfants à l’école et le règlement des loyers pour les familles.
Un contexte social alarmant
La privation salariale crée une véritable détresse pour les employés et leurs familles. Comme l’a souligné Mbom Eko Eric, délégué du personnel, « cela fait maintenant presque deux mois sans salaire et nous entamons le troisième mois ». Cette déclaration illustre bien l’ampleur de la crise, exacerbée par la rentrée scolaire non préparée. Le préavis de grève déposé montre que les employés ont respecté les voies légales pour faire entendre leur voix, mais en vain.
Des solutions ignorées
Malgré les propositions de résolution, les dirigeants de l’entreprise semblent indifférents. Un promoteur local avait suggéré de régler les salaires en échange d’une garantie, une solution rejetée par les dirigeants sans explication. Cette situation conduit à une incompréhension parmi les employés, alimentant le sentiment que la crise est « entretenue par nos chefs », comme l’affirme Lucien Moussodji Ibouanga, agent de maintenance.
Un mouvement désespéré mais légitime
Michella Christie, employée de WoodBois Gabon, exprime le désespoir croissant des salariés : « En cette période de rentrée scolaire, tout parent conscient peut comprendre notre état d’esprit ». Ses propos révèlent une colère mêlée d’impuissance, face à une situation qui dure depuis trop longtemps. Le mouvement social qui en découle n’est pas volontaire mais imposé par la nécessité de faire face à cette injustice.
Une direction aux abonnés absents
Selon Carl Koumba Nziegui, chef du personnel, la direction assure « faire de son mieux pour payer les salaires ». Toutefois, cette réponse demeure insuffisante face à l’urgence sociale. Le manque d’engagement concret alimente la frustration, comme en témoigne Christ Dianga, un autre employé, qui en appelle directement à l’intervention du président de la République pour écarter le directeur étranger, perçu comme responsable de la dégradation des conditions de travail.
Un appel aux autorités
La situation actuelle appelle une réponse forte de la part des autorités. Avec plus de 350 employés concernés, les répercussions économiques et sociales sont énormes. L’intervention du ministère de tutelle et du chef de l’État est désormais attendue pour soulager ces familles et éviter que la situation ne dégénère davantage.
Par Max Delys Robaky











































