Jean-Claude Djimbi, unique arbitre gabonais et africain accrédité pour officier aux compétitions de judo des Jeux Olympiques de Tokyo 2021 et Paris 2024, a pris la décision hier dimanche 15 septembre 2024 à Libreville de mettre un terme à sa carrière internationale. Ce départ marque la fin d’un parcours exceptionnel, terni cependant par un manque de reconnaissance de la part des autorités sportives gabonaises.
Djimbi n’a pas été honoré comme il le méritait par le Comité National Olympique Gabonais (CNOG) lors de la réception officielle de la délégation gabonaise aux Jeux de Paris 2024. Ni en France, ni au Gabon, le président Brice Clotaire Oligui Nguema n’a pris soin de rendre hommage à cet arbitre, pourtant dernier représentant gabonais aux JO après l’élimination des cinq athlètes du pays.
Pourtant, le rôle de Jean-Claude Djimbi, seul arbitre africain de judo aux JO, aurait dû être salué. Mais au lieu de cela, il n’a reçu du CNOG qu’un billet de transport pour se rendre à Paris. L’essentiel de ses frais de déplacement a été pris en charge par le club de judo du lycée Paul Indjedjet Gondjout, illustrant un manque cruel de soutien institutionnel.

Ce manque de considération semble s’enraciner dans de vieilles tensions entre Djimbi et l’actuel Secrétaire général du CNOG, leur relation ayant été marquée par des différends passés. À 53 ans, il est légitime de penser que Jean-Claude Djimbi a préféré se retirer plutôt que de subir encore un traitement indigne lors des prochains Jeux Olympiques.
Arbitre lors de trois éditions des Jeux Olympiques, Jean-Claude Djimbi laisse derrière lui une empreinte indélébile. Il ne s’obtient pas un tel parcours tous les dix ans. La carrière de Jean-Claude Djimbi aura permis de faire rayonner le judo africain à l’échelle mondiale, et son nom restera gravé dans les annales du sport international.












































