Dans le canton Mbo’a, au cœur du département du Ntem, le village d’Edoma Essabeigne vit une situation délicate. Depuis près d’un an en effet, ce village fait face à l’absence prolongée de son chef. Ce dernier a été évacué vers Oyem pour raisons de santé. Ce départ, d’abord perçu comme une parenthèse nécessaire, s’est transformé en une longue attente. Cette attente pèse désormais sur le quotidien d’une communauté déjà éprouvée. L’enclavement et la pénibilité de la vie rurale aggravent en outre cette situation.
Dans cette localité, la chefferie n’est pas seulement une institution administrative. Elle demeure ainsi un véritable repère social pour les habitants. L’absence du chef laisse donc un vide palpable dans la communauté. À Edoma Essabeigne, le chef écoute, arbitre et rassure traditionnellement les habitants. Il organise également la vie collective et apaise les tensions naissantes. Sans cette présence, les habitants font face à un flottement administratif. Ce flottement complique les démarches et ralentit par ailleurs les initiatives locales. Il fragilise enfin la cohésion communautaire tout entière du village.
Un double souhait porté par les populations
Les populations, profondément attachées à leur chef, expriment un double souhait clair. Elles espèrent d’abord son rétablissement rapide et un retour prochain. Elles réclament aussi la mise en place d’une solution transitoire adaptée. Cette solution devrait ainsi restaurer l’ordre et la sérénité dans le village. Dans ce village isolé, chaque décision collective dépend d’une autorité identifiée. L’absence de leadership devient donc un obstacle supplémentaire au quotidien. Les difficultés d’accès et le manque de services publics s’ajoutent également. L’éloignement des centres administratifs complique enfin davantage la vie des habitants.
Une communauté suspendue à l’évolution de la situation
Près d’un an après son évacuation sanitaire, Edoma Essabeigne reste suspendu. Les habitants espèrent désormais un accompagnement des autorités compétentes concernées. Ils souhaitent la mise en place d’un dispositif provisoire adapté au village. Ce dispositif garantirait ainsi la continuité de l’administration locale existante. Il permettrait également de préserver la stabilité sociale de la communauté. Dans ce coin du canton Mbo’a, la vie suit le rythme des traditions. Le retour à une gouvernance apaisée apparaît désormais comme une urgence réelle. Le village pourrait ainsi retrouver sa sérénité et alléger sa pénibilité quotidienne. La voix de l’autorité locale guiderait alors les habitants vers un quotidien plus stable.
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