Le lancement de la « Mayesienne d’Agriculture et de Pêche » à Mayumba, sur le site de l’ancienne Socoma, s’impose comme un projet phare de la stratégie de relance économique nationale impulsée par le Président Brice Clotaire Oligui Nguema. Cette initiative vise à transformer l’économie locale de la Basse-Banio en valorisant ses ressources primaires.
L’intervention de la Ministre de l’Entrepreneuriat et du Commerce, Gninga Chaning Zenaba, confirme que ce projet la « Mayesienne d’Agriculture et de Pêche » s’inscrit dans la vision gouvernementale de décentralisation du développement. Il ne s’agit pas seulement de créer une entreprise, mais d’établir un pôle économique régional autonome. En s’installant sur un site préexistant (l’ancienne Socoma), le projet profite potentiellement d’infrastructures résiduelles, facilitant ainsi sa mise en œuvre.
Le projet repose sur un écosystème intégré, une approche particulièrement pertinente. Il ne se limite pas à la production brute, mais englobe toute la chaîne de valeur :
Ressources halieutiques : acquisition de dix pirogues et mise en place d’infrastructures de transformation (fumage et stockage du poisson). Cette initiative répond directement au besoin de sécuriser les captures et d’accroître la valeur ajoutée avant la commercialisation.
Ressources agricoles : intégration d’installations agricoles modernes et d’activités d’entretien d’espaces verts, traduisant une diversification au-delà de la seule pêche.
L’aspect le plus significatif de cette initiative réside dans son potentiel socio-économique, avec la promesse de création d’environ 500 emplois directs et indirects. L’accent mis sur l’emploi des jeunes et des femmes est essentiel, car il s’attaque frontalement au chômage endémique des zones côtières et garantit un développement plus inclusif. La professionnalisation des acteurs locaux par la formation demeure la clé de la pérennité des compétences au sein de cette nouvelle structure.
Le succès de la « Mayesienne » dépendra de sa capacité à assurer une exploitation durable des ressources. Si le projet parvient à démontrer qu’il peut être un moteur de prospérité tout en préservant l’environnement marin et terrestre de Mayumba, il pourrait devenir un modèle pour d’autres provinces gabonaises désireuses de valoriser leurs filières locales. L’attente est immense : transformer ce qui pourrait n’être qu’une simple entreprise en un véritable symbole de la renaissance économique régionale.
Par Yann Yorick Manfoumbi

























