Des images troublantes d’étudiants de l’Université des Sciences et Techniques de Masuku (USTM) dormant à la belle étoile à Franceville ont récemment suscité une vague d’indignation. Cette situation, survenue alors que l’établissement a bénéficié de 13 milliards de francs CFA pour sa réhabilitation, soulève des questions cruciales sur la gestion des ressources allouées à l’éducation et sur le traitement des jeunes au Gabon, selon des informations tirées de nos confrères de L’Union.
Jusqu’à quand la jeunesse gabonaise sera-t-elle traitée ainsi ? Ces étudiants, qui avaient choisi l’USTM pour poursuivre leur cursus, se retrouvent aujourd’hui à la rue, une situation inacceptable qui remet en question le sérieux des promesses gouvernementales. Les images diffusées sur les réseaux sociaux ne sont pas seulement choquantes : elles reflètent une réalité que beaucoup espéraient révolue. La dernière décennie a été marquée par des luttes et des sacrifices pour cette génération, qui mérite un meilleur traitement dans le cadre des réformes promises par la Ve République.
Il est difficile de comprendre comment une institution ayant reçu un tel soutien financier puisse en arriver là. Les 13 milliards de francs CFA destinés à la réhabilitation des universités semblent avoir été mal utilisés. Pourquoi les infrastructures de l’USTM sont-elles dans un état si déplorable ? Les questions se multiplient : où est passé cet argent ? Qui est responsable de la gestion de ces fonds ? Le ministère de l’Enseignement supérieur, tout comme les sociétés adjudicatrices, à l’instar de Mika Services, doivent rendre des comptes. Les étudiants, eux, méritent des réponses claires et transparentes.
Dans cette affaire, chacun semble vouloir se dédouaner de ses responsabilités. Pourtant, la situation actuelle des étudiants ne doit pas être minimisée. Le gouvernement et les institutions concernées doivent prendre conscience de l’urgence. Fermer les yeux sur le sort de ces jeunes, c’est compromettre l’avenir du Gabon.
Les étudiants de l’USTM, qui aspirent à un avenir meilleur, ne peuvent pas être laissés pour compte. Ce scandale doit servir de catalyseur à une réflexion plus large sur l’éducation au Gabon et sur la nécessité d’un engagement réel et sincère envers la jeunesse. Les promesses de réhabilitation doivent se traduire par des actions concrètes et visibles, car l’avenir de nos enfants dépend directement de la qualité de leur éducation et de leur environnement d’apprentissage.
Ce moment de crise doit être un point de départ pour un changement significatif. Il est temps de garantir à notre jeunesse le respect et les conditions indispensables à leur épanouissement.
Par Yann Yorick Manfoumbi

























