Lundi 13 octobre 2025, la visite d’une délégation de la Banque Islamique de Développement (BID), conduite par son directeur général Hammad Hundal Zaper, auprès du vice-président du gouvernement gabonais, Alexandre Barro Chambrier, marque une étape significative dans la consolidation des relations bilatérales. Cette rencontre, axée sur les modalités de coopération, s’inscrit dans un contexte politique et économique où le Gabon, sous l’égide du Président Brice Clotaire Oligui Nguéma, cherche à redéfinir son modèle de croissance.
Le cœur des discussions résidait dans l’alignement des financements de la BID avec le Plan National de Croissance et de Développement (PNCD). Ce plan constitue le cadre stratégique fondamental pour la mise en œuvre du projet de société actuel. Alexandre Barro Chambrier a clairement exprimé l’attente du gouvernement : un partenariat efficace et intrinsèquement aligné sur les ambitions nationales de développement durable. L’idée défendue est que le financement étranger ne doit pas se limiter à une simple injection de capitaux, mais devenir un levier ciblé pour atteindre des objectifs précis définis souverainement par Libreville.
Le directeur général de la BID a, de son côté, réaffirmé l’engagement inébranlable de l’institution à appuyer cette stratégie nationale. L’accent est mis sur le financement de projets clés, souvent structurés à travers des partenariats public-privé (PPP). Cette approche des PPP est cruciale : elle permet de mutualiser les risques et d’attirer l’expertise privée tout en bénéficiant de la garantie et du soutien d’une institution multilatérale comme la BID.
L’annonce la plus concrète issue de cette rencontre est la mise à disposition d’un portefeuille de 500 millions de dollars destiné à accompagner les initiatives gouvernementales. Ce montant substantiel sera orienté vers des secteurs vitaux, notamment le financement d’infrastructures économiques et sociales.
L’analyse montre que l’accent mis sur l’ouverture à l’investissement direct étranger (IDE) n’est pas anodin. Dans le contexte actuel de recherche de diversification économique, ces fonds serviront probablement de catalyseurs pour sécuriser des projets d’envergure qui, une fois réalisés, stimuleront la création d’emplois et la génération de richesses, assurant ainsi un développement plus équilibré pour le pays.
Cette entrevue confirme la solidité historique des liens entre le Gabon et la BID. Le nouveau partenariat vise à transformer cette relation de confiance en une collaboration plus intensive et orientée vers les résultats, essentielle pour concrétiser les réformes promises par le pouvoir en place.
Par Yann Yorick Manfoumbi

























