Les pluies diluviennes qui se sont abattues sur Libreville dans la nuit du 29 au 30 septembre 2025 ont eu des conséquences désastreuses pour les habitants du quartier « Derrière le Cecado Bambouchine », dans le 6e arrondissement.
Une inondation surprise, provoquée par des travaux de réhabilitation d’un pont menés par une entreprise chinoise, a laissé plusieurs habitations sous les eaux et causé d’importants dégâts matériels.
La zone touchée, située sur la route de Bambouchine avant le premier pont, a vu ses maisons se retrouver « les pieds dans l’eau ». Les habitants, pris de court par la montée soudaine des eaux, étaient désemparés face à l’ampleur des destructions.
D’après les informations recueillies sur place, le problème principal viendrait de la déviation de la circulation imposée par l’entreprise chinoise en charge des travaux. Cette déviation, empruntée par piétons et automobilistes depuis plusieurs semaines, aurait modifié le cours naturel des eaux. Résultat : éboulements et inondations, même lors de pluies modérées.
Si cet épisode n’a pas causé de victimes, les dégâts matériels sont lourds. Appareils électroménagers, fournitures scolaires et documents d’état civil ont été détruits, représentant une perte douloureuse pour les familles sinistrées.
Alertées rapidement, les autorités locales se sont rendues sur place. Juvenal Roblexe Ondo, délégué spécial adjoint du 6e arrondissement, a constaté l’étendue des dégâts et lancé un recensement des familles touchées ainsi que des biens endommagés.
Cet incident met en lumière de sérieuses interrogations sur la gestion des chantiers publics à Libreville, surtout lorsqu’ils impliquent des entreprises étrangères. Dévier un cours d’eau, même de manière provisoire, exige une planification rigoureuse afin d’éviter de mettre en danger les habitations riveraines.
Il est crucial que des mesures correctives soient prises, pour que les travaux de réhabilitation, nécessaires à la modernisation des infrastructures, ne deviennent pas une source de catastrophes pour les populations.
Par Yann Yorick Manfoumbi


























