Libreville, le 17 octobre 2025 – La Conférence gabonaise des grandes écoles et universités du Privé (CGEUP) a tenu, le 15 octobre 2025 à Libreville, une assemblée générale de concertation. À la suite de cette rencontre, une déclaration de presse a été prononcée ce vendredi 17 octobre 2025 par le professeur agrégé Jean-Louis Nkoulou Nkoulou, économiste et président de ladite Conférence. Cette déclaration a mis en exergue la profonde crise financière qui frappe les établissements privés accueillant des étudiants boursiers de l’État..
Selon la CGEUP, « le bureau a présenté un compte rendu des démarches infructueuses entreprises auprès des autorités compétentes ». Malgré « la disponibilité et la réactivité des autorités rencontrées », les réponses apportées demeurent « négatives jusqu’à ce jour ». Une situation qui, selon le communiqué, dure depuis trois années universitaires : 2023-2024, 2024-2025 et 2025-2026.
Le cœur du problème réside dans « le non-paiement des frais de scolarité des étudiants boursiers orientés vers nos établissements », a déploré la Conférence. Consciente « des tensions de trésorerie qui affectent le pays », la CGEUP affirme avoir « soumis plusieurs pistes de solution » aux autorités. Parmi celles-ci, une proposition novatrice : « la collaboration avec des institutions financières prêtes à nous accompagner, sous réserve de la production d’une lettre de garantie émanant du gouvernement ».

Cette approche, selon la Conférence, « présente un double avantage : faciliter le règlement de notre dette à court terme et constituer une source de financement à moyen et long terme pour nos investissements ». L’objectif est clair : « renforcer l’aménagement de notre environnement de travail au bénéfice de nos apprenants, de notre corps enseignant et de nos personnels administratifs ».
Mais, regrette la CGEUP, « cette proposition ne semble pas recueillir l’assentiment des autorités rencontrées ». En conséquence, les établissements membres se retrouvent confrontés à « une instabilité financière grave qui menace la continuité de nos activités de formation de qualité et impacte directement l’avenir de nos étudiants ».
Face à ce blocage persistant, l’Assemblée générale a pris une décision inédite : « solliciter les parents d’étudiants boursiers afin d’obtenir leur soutien ». Ces derniers sont invités à « pré-financer les frais de scolarité de leurs enfants, qui leur seront remboursés dès le paiement effectif par l’État ».

Dans un appel empreint de respect et d’espoir, la CGEUP « sollicite humblement le regard compatissant du Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema », afin qu’il permette « de trouver, dans les meilleurs délais, une issue favorable à cette crise qui ne saurait perdurer en cette période de rentrée universitaire, la toute première de la Cinquième République ».
Malgré ces difficultés, la Conférence réaffirme sa détermination à poursuivre sa mission éducative : « Nous restons engagés à former nos étudiants, nos enfants, et à nous investir dans la gouvernance pédagogique ». La CGEUP entend continuer à concevoir « des offres de formation compatibles aux axes prioritaires définis par le Chef de l’État », contribuant ainsi « à la transformation locale des ressources humaines pour une véritable souveraineté économique ».

























