Le concours d’entrée à l’École nationale d’administration (ENA) du Gabon a débuté le vendredi 9 août 2024 au complexe du lycée national Léon Mba à Libreville, attirant 3 300 candidats pour seulement 400 places disponibles. Parmi eux, 2 200 candidats externes aspirent à intégrer pour la première fois l’administration publique gabonaise, tandis que 1 100 internes, déjà en poste, cherchent à gravir les échelons vers la catégorie A1, synonyme de responsabilités accrues.
Dès la première journée, les candidats ont affronté des épreuves de droit et d’économie, des disciplines essentielles pour évaluer leur capacité à rejoindre cette prestigieuse institution. La pression est immense : avec un taux de sélection de seulement 13 %, la compétition est féroce. Seuls les meilleurs, ceux qui se distingueront par leur performance exceptionnelle, pourront accéder à l’épreuve orale prévue les 21 et 22 août prochains.
Les enjeux divergent entre externes et internes. Pour les premiers, réussir ce concours représente un accès à la fonction publique, une opportunité d’emploi et de stabilité. Pour les internes, il s’agit de consolider leur carrière en changeant de catégorie, un objectif crucial après plusieurs années sans formation continue. Cependant, pour ces derniers, l’échec pourrait être difficile à accepter, étant donné leur expérience professionnelle et leurs attentes.
Malgré quelques problèmes organisationnels, notamment l’absence de certains noms sur les listes officielles, le président du centre d’examen, Jean de Dieu Robert Mindoume Mba, a rassuré les candidats en soulignant que la situation avait été rapidement rectifiée. Ces incidents, bien que mineurs, soulignent les défis logistiques liés à un concours de cette envergure, où la moindre erreur peut perturber l’ensemble du processus.
Ce concours, reconnu pour sa rigueur, ne laisse aucune place à l’erreur. Les 400 places offertes par l’ENA, via le concours, sont le graal que ces candidats espèrent atteindre, un symbole d’excellence et de prestige au sein de l’administration gabonaise. Alors que les épreuves se sont poursues jusqu’au 11 août, seuls les plus méritants verront leur rêve se concrétiser. Toutefois, à cette allure plusieurs fonctionnaires risquent de ne plus être capables de changer des catégories pour une histoire de place.
Les résultats finaux de ce concours de l’ENA, attendus à la fin du mois, détermineront ceux qui, parmi les 400, franchiront les portes de cette institution emblématique.


























