Dans une lettre adressée au Présidence de la Transition gabonaise Brice Oligui Nguema, Jean Kevin Ngadi, citoyen et fervent défenseur des valeurs républicaines, conteste vigoureusement la naturalisation récente de l’artiste connu sous le pseudonyme « L’Oiseau Rare ». Cette décision, officialisée par décret présidentiel, soulève, selon lui, des questions fondamentales quant au respect des lois gabonaises sur la nationalité.
Une infraction manifeste à la loi
Jean Kevin Ngadi s’appuie sur l’article 31 du Code de la nationalité gabonaise, qui stipule que tout candidat à la naturalisation doit être « de bonnes vie et mœurs » et ne doit pas avoir de casier judiciaire compromettant. Or, il rappelle que « L’Oiseau Rare a été condamné à deux reprises pour des faits de vol et de braquage ». Ces antécédents de L’Oiseau rare constituent une violation flagrante des critères d’éligibilité à la naturalisation, selon M. Ngadi.
Une contribution nationale contestée
La naturalisation exceptionnelle, prévue par la loi gabonaise, est réservée aux individus ayant « contribué de manière notable au rayonnement national ou international du Gabon ». Cependant, l’artiste n’aurait, selon le contestataire, rempli aucune de ces conditions. « Il n’a remporté aucun trophée ou distinction internationale au nom du Gabon« , écrit-il, soulignant également que ses activités artistiques restent limitées à l’échelle locale.
Jean Kevin Ngadi va plus loin, affirmant que « L’Oiseau Rare n’a réalisé aucun investissement notable au profit de la communauté gabonaise » et que ses actions ne reflètent pas l’intérêt général pour mériter la naturalisation. Ces observations soulèvent des doutes sur l’utilité publique de cette décision présidentielle.
Une intégration culturelle remise en question
Un autre critère clé pour l’acquisition de la nationalité est l’intégration socioculturelle. Cependant, M. Ngadi souligne que « L’Oiseau Rare ne parle aucune langue gabonaise », une barrière importante à son assimilation culturelle. Plus inquiétant encore, il accuse l’artiste d’avoir « tenu des propos injurieux et dénigrants envers le peuple gabonais et le Gabon lui-même sur les réseaux sociaux« .
Un manquement possible aux procédures
L’article 12 du décret n°767/PR/MJGS exige une enquête approfondie de moralité pour toute demande de naturalisation. Toutefois, M. Ngadi remet en cause la rigueur de cette enquête, citant les antécédents judiciaires et le manque d’attachement démontré de l’artiste aux valeurs nationales.
Appel à la transparence et à la légalité
Dans sa lettre, Jean Kevin Ngadi interpelle le Président pour qu’il reconsidère cette décision et en publie les justifications. « Mon objectif n’est pas de remettre en cause votre autorité, mais de défendre les principes de légalité, de transparence et d’équité », écrit-il, plaidant pour des mesures correctives afin de garantir l’intégrité des procédures de naturalisation.
En concluant sa lettre, il rappelle que l’octroi de la nationalité gabonaise est une question sensible, touchant à la crédibilité même des institutions. Par cet acte citoyen, il souhaite susciter un débat national sur l’importance du respect des lois et des valeurs républicaines.












































