Libreville, le 23 décembre 2024 – Le Gabon a inauguré un séminaire stratégique consacré à la gestion budgétaire, aux procédures générales et aux mécanismes régissant le budget de l’État. Cette rencontre, dirigée par le Premier ministre en présence du ministre des Comptes publics, a pour objectif de renforcer l’efficacité et la transparence dans la gestion des finances publiques du pays.
Dans son discours inaugural, le Premier ministre a mis l’accent sur l’importance de renforcer la transparence des finances publiques, soulignant que ce séminaire est une étape essentielle pour améliorer l’exécution des ressources publiques. Afin de garantir une meilleure gestion, il a annoncé que, dès l’exercice 2025, un chronogramme détaillé de l’exécution budgétaire serait mis à la disposition des ministères par le biais du ministère du Budget et des comptes publics. Cette initiative vise à garantir une planification plus rigoureuse et une gestion budgétaire de l’État plus prévisible.
Le cadre légal et institutionnel qui régit la gestion budgétaire au Gabon repose sur des procédures précises, mises en place pour assurer une gestion optimale des finances publiques. Le processus débute avec l’élaboration du projet de loi de finances, préparé par le gouvernement, en collaboration avec le ministère du Budget et des comptes publics. Ce projet est ensuite soumis à l’Assemblée nationale, où il est examiné, amendé, puis adopté. Une fois le budget adopté, il est mis en œuvre par les ministères et autres organismes publics sous la supervision de la Direction générale du budget, garantissant ainsi que les dépenses respectent les priorités définies dans la loi de finances.

Les arbitrages budgétaires sont également un élément clé de ce processus. Ils interviennent pour résoudre les conflits d’intérêts entre ministères ou secteurs, en conciliant les priorités politiques, les besoins économiques et les contraintes fiscales. Ces arbitrages sont pris au plus haut niveau, notamment par le Président de la République ou en Conseil des ministres, afin de garantir l’alignement des actions gouvernementales avec les objectifs de développement du pays.
Enfin, plusieurs mécanismes de contrôle ont été mis en place pour assurer la transparence des dépenses publiques. La Cour des comptes et l’Inspection générale des finances jouent un rôle crucial dans cette surveillance. Ces institutions veillent à la bonne gestion des ressources publiques et au respect des normes de transparence, garantissant ainsi une utilisation optimale des fonds publics pour répondre aux défis économiques et sociaux du Gabon.












































