Libreville a accueilli une concertation majeure sur la réforme du BEPC. La rencontre s’est tenue le mardi 25 août 2026. Camélia Ntoutoume Leclercq, ministre de l’Éducation nationale, a présidé les échanges. Cette réunion visait à moderniser les parcours scolaires gabonais. Par ailleurs, elle a réuni partenaires sociaux, parents d’élèves et cadres du secteur. L’objectif consistait à harmoniser la vision de tous les acteurs. Cette concertation intervient à un moment clé du calendrier scolaire. En effet, l’Approche par les compétences arrive cette année en classe de 3e. Ce niveau marque la fin du cycle de l’école de base. Ainsi, un consensus solide devient indispensable pour réussir cette transition. Face aux nouvelles méthodes d’apprentissage, les outils d’évaluation doivent évoluer.
Une piste majeure concerne la pondération de l’examen final. Le contrôle continu compterait désormais pour 40 % de la note globale. Les épreuves finales du BEPC conserveraient, elles, un poids de 60 %. Selon Joachim Ondjila, inspecteur général au ministère, ce rééquilibrage renforcerait la cohérence du système. Il dénonce d’ailleurs « cette absurdité où un élève obtenait son BEPC tout en redoublant ». Pour lui, un élève ayant validé ses compétences ne devrait plus redoubler. Cette approche valoriserait donc le travail régulier des élèves durant l’année. De plus, elle réduirait la pression liée aux épreuves finales décisives. Enfin, elle permettrait une évaluation plus fidèle des compétences acquises. Le taux de réussite national au BEPC 2026 s’est établi à 66,27 %. Ce résultat alimente aussi les réflexions sur l’évolution du diplôme.
La formation des enseignants comme levier de réussite
Toutefois, cette transformation pédagogique exige une préparation solide des équipes éducatives. Adrien Makaya, directeur général de l’Institut pédagogique national, insiste sur ce point. Selon lui, l’accompagnement des enseignants reste une condition essentielle de réussite. Des formations continues démarreront dès la rentrée administrative du 31 août. Elles faciliteront l’appropriation des nouveaux curricula et des manuels scolaires. Par ailleurs, ces programmes ne produiront leurs effets qu’avec des outils adaptés. Des enseignants bien formés restent également indispensables à leur mise en œuvre.
Malgré cet intérêt manifeste, la réforme reste encore au stade de la concertation. Les autorités poursuivent donc l’examen rigoureux de chaque proposition. Certains observateurs appellent néanmoins à la prudence avant toute généralisation. Ils redoutent des disparités entre établissements dans la notation continue. Un cadre national harmonisé devra donc encadrer cette évaluation. Cette question figurera probablement parmi les prochains points de discussion. Une meilleure prise en compte du travail annuel pourrait ainsi améliorer ce taux global. Plusieurs syndicats enseignants saluent une évolution jugée attendue depuis longtemps. Ils espèrent surtout une application progressive et accompagnée. Le ministère promet de communiquer un calendrier précis dans les prochaines semaines. Dans tous les cas, la réforme concerne des milliers d’élèves gabonais.







































