Disparu depuis le 20 novembre 2024, Hervé Patrick Opiangah, homme d’affaires et acteur politique, est réapparu ce samedi 14 décembre dans une vidéo relayée par le journaliste en exil Jonas Moulenda. Face aux accusations graves portées à son rencontre – viol, inceste et tentative d’atteinte à la sûreté de l’État – annoncées par le procureur de la République le 13 décembre, Opiangah a fermement contesté ce qu’il considère être une cabale politique dissimulée sous des prétextes judiciaires.
Visualiser la vidéo de réapparition : Gabon: Après près d’un mois de silence, Hervé Patrick Opiangah repond aux accusations du Procureur
Dans sa déclaration diffusée dans cette vidéo, Opiangah a dénoncé des violations de ses droits et a réfuté les allégations concernant la découverte de documents compromettants et de fonds importants à son domicile. « Ils ont procédé à l’ouverture de mes coffres hors de ma présence et sans mes avocats. Les 175 millions de francs CFA découverts ? Je peux les justifier à tout moment en raison de mes quarante ans de carrière d’entrepreneur », a-t-il affirmé.
Une conspiration dénoncée
Opiangah a évoqué une plainte déposée le 20 novembre 2024, dans laquelle il aurait dénoncé un complot visant à le discréditer. « Depuis septembre, j’ai relaté aux autorités des faits de conspiration orchestrés par certains membres de la hiérarchie de la GR. Ces informations ont été consignées par voie d’huissier et jointes à ma plainte déposée au parquet », a t-il déclaré. Il accuse également le procureur d’avoir pris des mesures à son rencontre, notamment une interdiction de sortie du territoire, sans notification préalable.
Réponse aux accusations personnelles
Concernant les accusations de viol et d’inceste, Opiangah a énoncé des incohérences et une instrumentalisation des plaignants. « La mère de ma fille n’a jamais portée plainte contre moi. L’initiateur de cette affaire, le préfet de mon enfant, s’était rétracté en présence des autorités judiciaires, affirmant avoir été manipulé. Et pourtant, quelques jours après, une nouvelle plainte est déposée, cette fois au nom de la mère. » Il s’interroge sur cette volte-face, soulignant que des témoignages passés, corroborés par des procès-verbaux, l’avaient innocenté des mêmes accusations.
Pour Opiangah, ces accusations s’inscrivent dans un contexte de règlement de comptes politiques. Il pointe du doigt les tensions qu’il aurait avec certaines figures influentes du régime en place, estimant que cette situation « n’honore ni les institutions ni les responsables politiques du pays. »
Un appel à l’apaisement
S’adressant directement au président de la transition, Brice Oligui Nguema, et à plusieurs personnalités politiques, Opiangah a plaidé pour la paix et la réconciliation. « Nous avons œuvré ensemble pour éviter que le pays ne sombre dans le chaos. La stabilité de notre nation doit primer sur les querelles personnelles. » Il a également rappelé son engagement passé en faveur du pays, notamment à travers la création d’emplois et son soutien à la transition politique.
Malgré son exil, il affirme rester fidèle à sa vision politique et assure qu’il reviendra « dès que sa sécurité sera garantie. » Pour conclure, il a réitéré sa foi en la justice divine et sa gratitude envers ses soutiens, qu’ils soient au Gabon ou dans la diaspora.


























