Le 13 décembre, le procureur de la République près le tribunal de Libreville, Bruno Obiang Mvé, a détaillé les charges pesantes sur l’ancien ministre des Mines, Hervé Patrick Opiangah (HPO), porté disparu depuis près d’un mois. L’homme politique est accusé de viol et d’inceste sur sa fille mineure, ainsi que d’atteinte présumée à la sûreté de l’État.
À l’origine de cette affaire qualif, une plainte déposée le 14 novembre par son ex-compagne, BL, au parquet de Libreville. Elle y dénonçait des faits graves, commis sur leur fille, OME, et réprimés par les articles 256, 259 et 261-7 du Code pénal gabonais. En réaction, le ministère public a diligenté une enquête, a convoquant Hervé Patrick Opiangah pour s’expliquer. Cependant, celui-ci a choisi de ne pas répondre à l’appel des autorités, en voyant ses avocats le 20 novembre.
Dans le cadre des enquêtes, des perquisitions ont été exercées dans plusieurs propriétés appartenant à Hervé Patrick Opiangah, notamment à Tahiti et Razel. Ces opérations ont permis la saisie d’importantes sont d’argent – 179 645 449 francs CFA – ainsi que de documents suspectés de compromettre la sécurité nationale. Des bijoux de luxe et des montres de grande valeur ont également été récupérés. Malgré ces découvertes, aucune expulsion n’a été effectuée, et les clés des biens perquisitionnés ont été confiées à son fils, Ali Ben Opiangah.
Face à ces éléments accablants, une information judiciaire a été ouverte le 25 novembre pour viol et inceste dans le cadre de l’affaire Opiangah. Parallèlement, une seconde enquête s’intéresse aux documents saisis, afin de déterminer leur impact sur les intérêts fondamentaux du Gabon. Bien que l’accusé demeure en fuite, des rumeurs évoquent sa possible sortie du territoire national, sans qu’un mandat international n’ait encore été émis.
Le procureur de la République a, quant à lui, réaffirmé son attachement à une justice impartiale et transparente. Cette affaire, de par sa nature et les personnalités impliquées, suscite une vive réaction au sein de l’opinion publique. Les Gabonais attendent que cette procédure exemplaire éclaire non seulement les faits, mais assure également le respect des droits des victimes et la préservation des institutions de la République.












































