Le Conseil de sécurité des Nations Unies a rejeté le 16 octobre 2023 dans la nuit, une résolution proposée par la Russie appelant à un cessez-le-feu humanitaire à Gaza, ravagé par près de 10 jours d’intenses combats entre Israël et les militants du Hamas. Le Gabon s’était aligné derrière la Russie pour voter en faveur de cette résolution.
Le projet de résolution proposé par la Russie appelant à « un cessez-le-feu humanitaire, à la libération de tous les otages, à l’accès de l’aide et à l’évacuation en toute sécurité des civils » a subi le rejet du Conseil de sécurité des Nations Unies le 16 octobre en soirée.
Ce projet dirigé par la Russie a reçu cinq voix pour (Chine, Gabon, Mozambique, Réussie et Émirats Arabes Unis) et quatre contre (France, Japon, Royaume-Uni, États-Unis) avec six abstentions (Albanie, Brésil, Equateur, Ghana, Malte et Suisse). Pour qu’une résolution soit adoptée par le Conseil, la proposition doit recueillir au moins deux voix pour, sans qu’aucun de ses cinq membres permanents ne s’y oppose ou n’y oppose son droit de veto.
Selon Vassily Nebenza, le représentant permanent de la Russie, cet échec est la résultante des intérêts égoïstes du bloc occidental. » Les délégations des pays occidentaux ont fondamentalement piétiné les espoirs mondiaux d’un Conseil de mettre fin à la violence », a-t-il déclaré, indiquant l’extrême préoccupation des Etats favorables à ce texte. » Nous sommes extrêmement préoccupés par la catastrophe humanitaire sans précédent à Gaza et par le risque de propagation du conflit », a-t-il fait savoir.
Linda Thomas-Greenfield, la représentante permanente des États-Unis, estime pour sa part que cette résolution ignore le terrorisme du Hamas et déshonore les victimes. »En ne condamnant pas le Hamas, la Russie couvre un groupe terroriste qui brutalise des civils innocents. C’est scandaleux et hypocrite et indéfendable », a-t-elle affirmé, condamnant le Hamas pour avoir tué ses civils, pris des otages, notamment des citoyens américains et massacré des familles.
Après cet échec, le Conseil se retrouvera ce mardi 17 octobre en soirée pour se prononcer sur un second texte soumis cette fois-ci par le Brésil.


























