Ancien collaborateur d’Omar Bongo Ondimba, dont il a été le ministre des Finances pendant près de 10 ans puis Coordinateur général des affaires présidentielles, par la suite Conseiller politique d’Ali Bongo Ondimba, Jean-Pierre Lemboumba Lepandou a risqué de passer de la vie à trépas à cause du dernier cité. C’est ce que nous révèle notre confrère de L’Aube, dans sa publication No 404 du lundi 16 octobre 2023.
Travaillant avec Ali Bongo Ondimba comme Conseiller politique, Jean-Pierre Lemboumba Lepandou, l’homme des réseaux, avait pris ses distances avec Ali Bongo Ondimba, le fils d’Omar Bongo Ondimba, au terme de son premier mandat catastrophique. Fin politicien dans l’âme, il avait compris que la gestion au rabais de la République par Ali Bongo Ondimba, dont il aurait concouru à faire venir au pouvoir, ne méritait pas un second mandat. Il avait pris fait et cause pour l’homme d’Omboué, Jean Ping, à l’élection présidentielle 2016.
Conscient du départ au large avec Jean Ping, Ali Bongo Ondimba en août 2023 aurait-il décidé de finir avec l’homme d’Okondja, Jean Pierre Lemboumba Lepandou ?
“Toujours est-il qu’en 2016, alors qu’il avait énergiquement soutenu Ali Bongo après le décès de son père en 2009, il prend ses distances par rapport à “ gestion criminelle de la légion étrangère”. Du coup, dès qu’il est, de manière “suspecte” convoqué à Franceville, le 26 août de cette année-là, son sang ne fit qu’un tour. Homme de réseau, l’un de ses fidèles, se trouvant au bord de la M’passa, lui glisse “ c’est tout sauf bon. Le ciel est complètement brumeux”, selon la source citée par L’Aube.
“Sans attendre, à quelques minutes de la fin des opérations d’embarquement, il se pointe à l’aéroport Léon Mba, paye son billet et s’engouffre dans Air France, destination Paris, où il y restera 7 ans durant”
Se sentant avoir été “ roulé”, Ali rentre dans une colère noire. Il dépêche son “jumeau”, Michel Essongué pour aller dire à cet homme-là, les yeux dans les yeux, “ qu’il ne vienne plus au Gabon, tant que je serai président”. Ce doyen des régimes Bongo va atterrir à Paris pour annoncer à Jean-Pierre Lemboumba Lepandou la sentence prononcée par Ali Bongo Ondimba”, a écrit L’Aube alors qu’il s’agissait de l’homme pour qui il s’était investi à faire venir au pouvoir en 2009.
Face à ce casus belli d’Ali Bongo Ondimba, l’homme de la Sébé-Brikolo, Jean-Pierre Lemboumba Lepandou va vivre dans “Le maquis”, en mode “survie”. C’est ainsi que “Dans les coulisses, il s’active à dégager cet enfant ingrat qui n’a jamais éprouvé le moindre sentiment envers les Gabonais”, révèle notre confrère.
“De Paris, JPLL reste imperturbable. Haussant les épaules dès que son avis était sollicité sur la question”, révèle L’Aube. Plusieurs émissaires seraient mis à contribution pour aller chercher Jean-Pierre Lemboumba Lepandou, car le passage en force d’Ali Bongo Ondimba en 2016 lui occasionne plus plus de problème avec l’Union européenne et un diaspora organisée. Il aurait à plusieurs reprises refusé ces appels aux allures de “cadeau empoisonné” de la part d’Ali Bongo Ondimba qui souhaitait le faire passer de vie à trépas..
En effet, au regard de tous ces refus, les années vont s’évanouir dans le temps. “Aussi, malgré sa demande de renouvellement de passeport en août 2021, quelques chuchotements font-il état de blocage de ce document de voyage par Ali Bongo, himself. Sa réaction, selon ses proches, fut “qu’il le garde”, fait savoir L’Aube.
Dans tous les cas, Jean-Pierre Lemboumba Lepandou savait que son soutien à Jean Ping n’était pas bien vu chez Ali Bongo Ondimba. Il savait désormais que son sort était scellé au même titre qu’Alfred Nguia Banda, Alfred Mabicka, Séraphin Moudounga et d’autres.


























