Créée à l’initiative de la fédération internationale des boulangers (UIB), la Journée Mondiale du Pain est célébrée le 16 octobre de chaque année. Bien que cette journée soit passée de manière silencieuse dans notre pays, nous ne pouvons ne pas profiter de celle-ci, pour parler de ce précieux aliment présent dans le quotidien de plusieurs de nos ménages, car très prisé par plusieurs d’entre nous.
Si le prix homologué au Gabon est de 125 fcfa pour une baguette de pain, il n’est malheureusement pas rare d’observer de nombreuses dérives chez plusieurs revendeurs de quartier.
De Lambaréné à Tchibanga, de Ndendé à Makokou, la dérive pour des raisons pas souvent fondées, ne cesse de prendre de l’ampleur sur l’ensemble du territoire national.
Le Grand Libreville emboîte désormais le pas dans le non-respect du prix qui était jusque-là une réalité propre à une partie de l’intérieur du pays.
En maintenant le prix de la baguette de pain à 125 fcfa les boulangers du Gabon voulaient soutenir les ménages déjà asphyxiés par l’augmentation des prix des produits de première nécessité.
Sur le terrain, plusieurs de nos citoyens achètent la précieuse baguette à 150 fcfa au lieu de 125 fcfa.
L’homologation du prix de la baguette est une volonté conjointe de l’État gabonais et de l’association des boulangers du pays qui n’approuvent pas l’augmentation injustifiée de cet aliment.
« Le prix de la farine monte de 16000 fcfa à 19000 fcfa, mais le prix de la baguette reste à 125 fcfa, nous avons accepté, nous Boulangers, de nous sacrifier pour accompagner le gouvernement. Mais le boutiquier, nous avons essayé un produit pour eux qui est la demi baguette, il a toujours vendu la demi baguette à 75 fcfa, pour ne pas trop déstabiliser le consommateur, on a créé ce produit, nous boulangers, et le vendre au boutiquier, pour qu’il ait une marge, mais malheureusement, les boutiquiers revendent la baguette à 150 fcfa, nous avons essayé de dénoncer ça », Le président du Syboulga, Jaber Nguembet Yasser.
25 fcfa de plus, c’est 25f cfa de trop pour les ménages, affirme l’association des consommateurs.
« Il s’agit d’alerter à chaque fois l’administration, nous ici nous travaillons sur la base des faits et des études, pour faire des suggestions à l’Etat », président de l’association des consommateurs, Ismaël Tsendjé Mboulou
Les missions de contrôle de la direction générale de la concurrence et de la consommation, les campagnes de sensibilisations par les organisations des consommateurs sur les prix homologués des produits et les dénonciations des populations sont fortement attendus pour que les différents acteurs du secteur, se mettent en phase avec les autorités de tutelle et le la vision gouvernementale actuelle.
Par Max Delys Robaky, stagiaire

























