On sait que les injustices sont le lot quotidien des Gabonais, dans plusieurs domaines, mais pour l’achat des biens et services, on pensait qu’il fallait tout simplement avoir les moyens de sa politique, ce qui semble ne pas être une réalité partagée par la population du quartier Ambowe, dans le premier arrondissement de la commune de Libreville, avec la seule société au monopole dérangeant : la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG). La SEEG opère une distribution sélective d’eau au quartier Ambowe.
Sous l’actionnariat de Veolia, l’eau au quartier Ambowe se distribuait de façon équitable entre les habitants d’une partie du quartier, Ambowe Débarcadère et Ambowe à gauche. Depuis, le départ de Veolia, » du Blanc », de l’actionnariat majoritaire de la SEEG, on a l’impression, de ce côté de la ville de Libreville, qu’il s’agirait de deux sociétés différentes tellement l’injustice dans la distribution d’eau potable est très criarde.
Tout a commencé avec des coupures d’eau de deux à trois jours, sans réelle explication aux habitants d’Ambowe Débarcadère. En vérifiant chez les voisins du même quartier localisés à Ambowe à gauche, l’eau est une réalité permanente pour eux.
Plus les jours passaient, plus les coupures d’eau devenaient longues : des semaines puis des mois. Toujours, sans aucune explication de la SEEG, la société au monopole dérangeant et qui n’arrive pas à fournir du liquide naturelle à une population de moins d’un million d’habitants à Libreville. La jeune leader politique Elza Boukandou disait un jour : » au Gabon, il y a de l’eau partout, même autour des maisons sauf dans les robinets. » Elle soulignait tout simplement l’incapacité de cette entreprise à fournir de l’eau potable à une petite population comme celle du Gabon : moins de 2 millions d’habitants avec une forte pluviométrie annuelle.
Au regard de ces longues coupures d’eau sans explications aux allures de mépris du client, les enquêtes ont été menées et elles ont révélé qu’il s’agit d’une distribution d’eau très sélective, faite à dessein par la SEEG.
En effet, à Ambowe à gauche, plusieurs personnalités publiques, anciens membres du gouvernement, certains responsables du parlement, des hauts cadres de l’administration publique et privée, sans oublier les coopérants français y résident. Ces cadres pourtant paient les mêmes factures que les habitants d’Ambowe Débarcadère mais « leur argent n’a pas la même couleur ». C’est pour cette raison que ces gens peuvent rester plusieurs jours et semaines sans eau. Ils sont des clients de seconde zone pour la SEEG.
Toutefois, lorsqu’on révèle que le blanc fait différemment du noir, certains seront très zélés à traiter d’autres de complexés. Comment concevoir que, malgré le paiement régulier des factures d’eau, la SEEG décide expressément de priver une partie de sa clientèle d’eau de façon sélective au profit d’une autre partie ?
Dans tous les cas, le slogan de la SEEG : » l’eau, l’énergie pour la vie » n’est qu’un leitmotiv sans encrage avec la réalité qu’elle pratique.


























