La représentation diplomatique de la France au Gabon a répondu favorablement à la requête de l’Union pour la démocratie et l’intégration sociale (UDIS), formulée le 7 mars 2025, visant à obtenir une audience au sujet de l’affaire impliquant son président, Hervé Patrick Opiangah.
Ainsi, le mardi 25 mars 2025, une délégation de l’UDIS, conduite par sa présidente intérimaire, Cynthia Lays Amorissani, a été reçue par les collaborateurs de l’ambassadeur Fabrice Mauriès pour traiter cette question au plan de la diplomatie française. La rencontre s’est déroulée en présence de la conseillère du parti, Mouna Boukoko, et du porte-parole, Edmond Epoma Ngadi.
Lors de cet échange, les représentants de l’UDIS ont tenu à exposer en détail les éléments du dossier, soulignant ce qu’ils considèrent comme une instrumentalisation de la justice à des fins politiques. Dans leur courrier officiel, ils dénoncent une « machination judiciaire inédite, qui prend son fondement sur un parjure, sur la compromission indécente du maître des poursuites et sur un inceste manifeste entre le politique et le judiciaire, lesquels, de façon commune, ont violé les droits fondamentaux de notre président », peut-on lire.
Outre les aspects judiciaires, l’UDIS a profité de cette audience pour alerter la diplomatie française sur les répercussions socio-économiques de cette affaire. Le parti met en avant les inquiétudes non seulement de ses militants, mais également des milliers d’employés des entreprises de Hervé Patrick Opiangah, toujours à l’arrêt depuis l’éclatement du dossier. « Les préoccupations de l’ensemble des militants de notre famille politique, mais également celles des milliers d’employés exerçant dans ses différentes entreprises, toujours fermées depuis le début de cette affaire », souligne la correspondance transmise aux autorités françaises.
À l’issue de la rencontre, Cynthia Lays Amorissani a exprimé sa gratitude envers les autorités françaises pour avoir accordé cette audience et pour le temps consacré à écouter les doléances du parti. Elle a insisté sur l’importance d’une attention internationale sur ce dossier, jugé crucial pour l’avenir politique et économique du pays.


























